Tout sur le 11ème jour du procès de Khalifa

Au 11ème jour de son procès pour malversation présumée de deniers publics portant sur 1,8 milliard Cfa, Khalifa Sall est resté constant sur sa ligne de défense. Lors des débats d’audience qui ont marqué la journée d’hier, il a encore fait des révélations.

 


L’ancien ministre de Wade

Le Député-Maire de Dakar a déclaré hier qu’il n’y a aucun décret réglementant les fonds politiques au Sénégal. A l’en croire, un ancien ministre de Wade a voulu le faire, finalement, il a renoncé à son projet. Pourquoi? Mystère et boule de gomme.

Audition des témoins ce vendredi

Le douzième jour du procès de Khalifa Sall et Cie sera marqué aujourd’hui par l’audition des témoins. Ces derniers sont au nombre de 22. Ils ont été cités à comparaître par les avocats de l’État et ceux de la défense. Cette séance cruciale du procès devrait se tenir le mercredi dernier, mais elle a été reporté à ce jour pour une bonne administration de la justice.

Énième incident d’audience

Il y a eu encore un incident d’audience hier à la salle du Palais de justice de Dakar où se tient le procès dit de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar. Le juge Malick Lamotte qui n’a pas du tout apprécié l’incursion de Me Ousseynou Fall dans les débats d’audience alors qu’il n’avait droit à la parole, a tout simplement stoppé la robe noire. Me Fall qui a refusé d’entendre raison voulait dénoncer la manière dont son client Khalifa Sall est traité par les avocats de l’État. Au terme d’un dialogue de sourd où les mots ont volés très bas, le calme est finalement revenu. Et ce, après que les différentes parties aient présentées leurs plates excuses au Tribunal.


Les deux
percepteurs enfonce Khalifa Sall…

L’actuel Percepteur municipal a été à nouveau entendu hier par le Tribunal de grande instance statuant en matière correctionnelle. C’était relativement à la gestion de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar. « Je suis obligé d’être regardant là-dessus », a-t-il déclaré à l’instruction d’audience. Ibrahima Touré, a notamment souligné qu’il a toujours payé des mandats conformément à la réglementation en vigueur.

« Moi, je rends compte directement à la Cour des Comptes en élaborant à la fin de chaque année, un compte de gestion », a expliqué M.Touré qui par ailleurs Prof de finances publiques à l’UCAD. Se voulant explicite, il a en outre déclaré que le compte de gestion n’est rien d’autre qu’un document qui rassemble l’ensemble des opérations de dépenses et de recettes. « Il doit être conforme au compte administratif du Maire », a-t-il ajouté.

Lui emboîtant le pas, son prédécesseur Mamadou Oumar Bocoum a indiqué qu’en sa qualité de Conseiller financier du Maire au moment où il était en poste à la perception municipale, il a toujours respecté la procédure qui sied en matière de gestion budgétaire. « Durant les 10 ans passés à la Perception municipale, tous les comptes de gestion ont été envoyé à la Cour des Comptes via la hiérarchie », a-t-il dit. Dans la foulée, il a même précisé qu’il n’a jamais été traduit devant la Cour des Comptes.

Au sujet des fonds politiques dont ne cesse de parler Khalifa Sall depuis le début de ce procès, Mamadou Oumar Bocoum est formel là-dessus à l’instar d’Ibrahima Touré. « Je n’ai pas vu dans la nomenclature budgétaire de la ville de Dakar une ligne de crédit intitulée fonds politiques », a-t-il soutenu.

Khalifa Sall : « Nous avons servi les dakarois, sans jamais nous servir »

Khalifa Sall a rappelé hier que lors de ses mandats précédants de député, une grande partie de ses indemnités était distribuée aux indigents. « Quand j’étais député dans la 10ème législature à l’Assemblée nationale, j’avais mis en place une Caisse de solidarité pour répondre aux nombreuses sollicitations », a-t-il dit. A l’en croire, c’est l’ancien Maire socialiste de Dakar Mamadou Diop communément appelé Diop Le Maire qui l’avait un jour conseillé dans ce sens.

« Dans mes indemnités actuelles de Maire, il y a une partie pour aider les populations », a notamment souligné Khalifa Sall. Soumis au feu roulant de l’avocate Ndèye Fatou Touré, il par ailleurs déclaré que le volet social couvre pour 2/3 les dépenses de la ville de Dakar. Sur une question relativement à la gestion de la Caisse d’avance de la Mairie, le prevenu a préféré servir une anecdote au Tribunal. « Une autorité religieuse m’a dit qu’il fallait être vertueux dans la gestion des fonds politiques. C’était en 2009. Et je n’ai jamais déroger à cette règle », a-t-il dit.

Poursuivant ses explications, Khalifa Sall s’est présenté à la barre sous les traits d’un responsable politique honnête et loin de certaines considérations bassement matérielles. « Nous avons servi les dakarois, sans jamais nous servir », a-t-il lancé. Et Khalifa Sall de poursuivre en ajoutant: « Je suis quelqu’un qui ne s’est jamais intéressé aux biens matériels, à l’argent… ».

Pour témoigner de sa bonne foi, il a même révélé au Tribunal qu’il ne dispose que de trois comptes logés dans trois banques de la place. « Pour chaque bien que je possède, je suis prêt à vous dire comment je l’ai obtenu », a dit le Maire de la ville de Dakar. Répondant à une autre question liée cette fois, à son statut de député, il a souligné que depuis l’ouverture de cette presente législature, ses droits de parlementaire sont constamment bafoués par l’Assemblée nationale.

« Je n’ai jamais reçu de convocation par l’Assemblée nationale pour des séances plénières. Je ne reçois aucun courrier ni document », a-t-il déclaré. Et Khalifa Ababacar Sall de conclure en ces termes: « Sauf, que j’ai fait une procuration à Cheikh Bamba Dièye pour régler les diligences adminitratives me concernant ».

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