Des agresseurs interpellés à forêt classée de Mbao

Les nommés Abdoulaye Dieye, Thierno Mboup et Ousmane Sarr comparaissaient hier devant la barre du Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Les prévenus étaient poursuivis pour les faits d’association de malfaiteurs, vol et violence et voie de faits. Ces derniers n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’agresser en plein jour un individu qui se rendait à une cérémonie religieuse. Les faits se sont déroulés aux alentours de la forêt classée de Mbao. Au cours de cette agression, les malfaiteurs lui ont chipé son téléphone. Sans se faire prier, ils ont pris le chemin  de la forêt de Mbao, pour espérer disparaître. La victime qui n’en revenait pas, a aussitôt alerté les riverains. Dans la foulée, il s’en est suivi une véritable chasse à l’homme. Au terme de cette course-poursuite, les malfaiteurs ont été appréhendé et conduit sous la clameur publique, à la police. A la barre, ils ont nié les faits qui leur sont reprochés. A les en croire, ils ne se connaissent même pas, récusant ainsi l’incrimination d’association de malfaiteurs. Le procureur  a balayé d’un revers de la main ces allégations. Selon lui, les prévenus disent tout dans cette affaire, sauf la vérité. « Il y a eu une attente préalable entre les prévenus avant la commission des faits. La matérialité du vol ne souffre d’aucune contestation », a en outre déclaré le représentant du ministère public. Étant donné que les prévenus ont été interpellés dans le feu de l’action et reconnus par la partie civile, le maître des poursuites a requis une peine d’emprisonnement de deux ans ferme à leur encontre. L’avocat de la défense, dans ses effets de manches, a plaidé la relaxe pure et simple de ses clients. « Il n’y a pas de témoins dans cette affaire », a-t-il souligné. Pour lui, le droit pénal est le droit de la certitude. C’est la raison pour laquelle, la robe noire estime que dans ce cas d’espèce, le doute doit bénéficier aux prévenus. Le tribunal statuant contradictoirement et publiquement en matière correctionnelle, a reconnu les prévenus coupable. Et pour la répression, ils ont été condamné à deux ans de prison ferme. En plus, ils doivent verser solidairement à la victime la somme de 300.000 Cfa. Et ce, en guise de dommages et intérêts, pour tous préjudices confondus.