Exploitante agricole : «Les femmes veulent s’en sortir mais… »

Coura  Diallo est une brave dame, une femme exploitante de fruits locaux à Diourbel qui est dans l’informel depuis plus d’une décennie. Elle croit fermement aux capacités de la femme sénégalaise pour booster l’économie du pays et promouvoir son développement. Pour cette femme qui est incontournable dans le développement du pays, la femme doit être mise dans d’excellentes conditions de travail et d’existence pour jouer pleinement son rôle de femme de développement. Elle soutient que les femmes veulent s’en sortir mais il leur faut de l’aide et plus d’appui de l’État dans le mode d’acquisition des prêts et des remboursements.
Coura Diallo, cette brave dame travailleuse, exploitante de fruits locaux, installée en face du service d’hygiène de Diourbel, a toujours cru en elle-même. Elle affirme que la femme était un pilier incontournable dans le développement du Sénégal. Malheureusement, malgré son vouloir faire et sa ténacité dans le travail, elle est sans moyens. Son sens du devoir et son patriotisme, lui dictent de ne pas baisser les bras et de dire que ce que l’homme peut, la femme le peut, il suffit d’y croire tout simplement. Pour développer ce pays, a-t-elle  estimé, la femme comme l’homme doit se lever tôt et travailler durement car, est-elle certaine, personne d’autres que nous Sénégalais, ne développera ce pays à notre place. Donc, c’est à nous Sénégalais filles et fils du pays qu’incombe cette mission qui, certainement, a-t-elle dit, peut être laborieuse mais qui nous conduit à l’autonomisation dans tous les sens.
Elle constate le fait que les femmes veulent bien travailler, se mettre en activité, mais souvent, se heurtent à des prêts dont les intérêts à payer son exorbitants. Pour elle, les intérêts dans les crédits sont énormes et insupportables et tout ce qu’elles travaillent c’est en fait pour rembourser ces crédits qui sont, pour certaines, sans avantages.
Dans ce sens, elle interpelle directement le Président de la République, Macky Sall et sont gouvernement, pour qu’ils les mettent dans des conditions beaucoup plus avantageuses d’octroi de crédits pour mieux faire face à leurs activités. Cela leur permettra, a-t-elle dit, d’occuper la place de choix qu’elles méritent et qu’elles se donnent pour l’émergence du Sénégal. Elle ajoute qu’en tant que femme, aujourd’hui, elle aspire un jour à changer de catégorie en faisant de l’import-export, construire une saison, assurer l’avenir de ses  enfants et aider son mari. Elle croit fermement que si les femmes grandissent, c’est le Sénégal qui grandit. Elle signale, par ailleurs, qu’il y a des femmes comme elle qui s’activent dans la presse des fruits locaux, mais il serait plus intéressant si elles disposaient de machines adéquates pour ça, estime-telle. Donc pour régler cette situation, c’est un cri de cœur qu’elle lance aussi au Président de la République, Macky Sall, pour qu’il les aide à améliorer leurs conditions de travail et les mettre plus à l’aise dans leurs activités dans l’intérêt du Sénégal.
Elle demande par ailleurs, à la jeune génération à laquelle elle appartient, de ne jamais baisser les bras.
Pour elle, il n’y a pas que les études qui comptent et celles qui n’ont pas eu la chance de persévérer là dans comme elles, ont d’autres choix et d’autres solutions devant elles, comme le commerce ou d’autres débouchés honnêtes. Ce qu’il faut, aujourd’hui, pour ce pays, a-t-elle avisé, c’est des bras sûrs et conséquents, des hommes et des femmes forts d’esprits qui travaillent pour assurer à ce pays un avenir certain.