Kolda : Le projet Tiers Sud vers la mise en place de Cger

Le Projet Tiers Sud poursuit son processus de création de Comités de gestion en économie rurale (Cger) dans sa zone d’intervention. Dans ce sillage, une rencontre de partage de l’étude de faisabilité pour la mise en place d’un dispositif de Cger a réuni à Kolda, hier jeudi 19 septembre, l’équipe de coordination de ce projet, les organisations de producteurs, les services techniques, entre autres.

Cet outil innovant va «contribuer à l’autonomisation des différents groupements et fédérations de producteurs», selon Abdou Niang Thiam, coordonnateur du projet Tiers sud Bey Daare. Il précise que «ces Comités de gestion de l’économie rurale cadrent parfaitement avec les stratégies nationales de l’État en matière de structuration des organisations avec les politiques mises en œuvre à travers le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural portant sur la professionnalisation des producteurs, avec la mise en place des Chambres consulaires».

L’outil qui vient de faire l’objet d’un atelier de partage, poursuit-il, permet aux groupements, aux ménages et aux fédérations des producteurs d’« avoir une bonne lisibilité de leurs comptes d’exploitation et d’opérer de bons choix par rapport aux investissements à faire…».

Le président des producteurs de banane salue la démarche entreprise par les responsables du projet Tiers Sud pour mettre en place ces Cger. À en croire Mamadou Oumar Sall, les producteurs qui vont être les principaux acteurs de ces cadres ont été associés à toutes les étapes du processus. Il en a profité pour réitérer l’engagement des paysans à jouer pleinement leur partition dans la mise en place de ces comités afin qu’ils puissent atteindre les résultats escomptés.

Le directeur régional du développement rural qui a présidé les travaux, trouve que cette initiative du projet Tiers Sud arrive à point nommé. Selon Abibou Laye Sidibé, «elle va assurer la professionnalisation des producteurs des régions naturelles de la Casamance et Sénégal Oriental». Pour lui, cette étape de professionnalisation et de structuration des producteurs est fondamentale et indispensable. Elle doit précéder les aspects production et rendement sur lesquels on met généralement l’accent, a laissé entendre le technicien.

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