Liberté 4: Trois faux éléments de la Bip arrêtés pour des faits de tortures

Les hommes du Commissaire Aïssatou Kâ de Dieuppeul ont interpellé trois individus qui se faisaient passer pour des agents de la Brigade d’intervention Polyvalente (BIP) de la police. F. Coulibaly, A. Bâ et P. B. Ngom ont été surpris en train de malmener un jeune homme âgé à peine de 20. B. A. Bâ, c’est son nom. Ce dernier a été retrouvé dans un piteux état, au centre d’entraînement socio-culturel de Liberté 4, par un policier en service à la Direction du budget et du matériel (DBM). Le policier en question, avait été attiré par des gémissements et des cris du nommé B. A. Bâ. Sans désemparer, il a câblé la police de Dieuppeul. Sans se faire prier, ses collègues se sont transportés sur les lieux. Après le constat d’usage, la victime et ses bourreaux ont été conduits au poste de police. B. A. Bâ, qui était mal au point a été évacué à l’Hôpital Général de Grand-Yoff. Les mis en cause ont été soumis au feu roulant des enquêteurs. F. Coulibaly qui employait les nommés A. Bâ et P. B. Ngom a précisé, à l’enquête préliminaire, qu’ il ne s’agissait pas d’acte de tortures à l’encontre de B. A. Bâ. Selon F. Coulibaly qui est un ancien militaire du contingent 2013/1, c’est le père du nommé B. A. Bâ, qui lui avait confié son rejeton pour un « traitement spécial », moyennant la somme de 450.000 Cfa. Dans la foulée, il a déclaré que leur « client » qu’il avait cueilli aux Mamelles sur ordre du père de ce dernier, devait subir un « traitement spécial », d’un mois, constitué d’une série d’exercices physiques. C’est sur ces entrefaites, qu’ils ont fait subir, au nommé B. A. Bâ, des entraînements militaires intensifs pour le « discipliner », comme le souhaitait son père. Fort heureusement, pour la victime, ce fameux « traitement spécial » n’a duré que trois jours. Pour tirer cette affaire au clair, le père de B. A. Bâ a été convoqué à la police pour complément d’enquête. Sans ambages, il a reconnu que c’est lui qui avait engagé F. Coulibaly et Cie, pour « corriger » son fils unique, afin de l’aider à être sur le droit chemin. Les faits étant constants, tout ce beau monde a été déféré au parquet du Procureur, au terme de leur délai légal de garde-à-vue. Après leur face-à-face, avec le maître des poursuites, le père de la victime n’a pas fait l’objet d’une mesure de privation  de liberté contrairement aux sieurs F. Coulibaly, A. Bâ et P. B. Ngom. Ce trio a été inculpé pour les faits d’enlèvement, de séquestration et d’association de malfaiteurs puis placés sous mandat de dépôt à Rebeuss.
Siaka NDONG