Alioune Sall veut devenir député et se prépare activement pour les législatives du 30 juillet 2017.

Quoi de plus normal pour un homme politique responsable du parti au pouvoir ! Mais, même s’il peut utiliser les mêmes arguments brandis quand il luttait pour devenir premier Magistrat de Guédiawaye, force est de constater qu’on peut toujours lui opposer la thèse du népotisme. Car il est évident que si son grand frère n’était pas président de la République, il ne serait pas à cette station si confortable.Aujourd’hui que les Sénégalais se sont résolus à accepterson «statut», que cherche Sall-frère au juste ? Si on mesure à sa juste valeur l’ambition et l’appétit gargantuesque de ce redoutable homme d’affaires au cœur des ressources naturelles sénégalaises, on se rend compte qu’il vise plus loin. Président de l’Assemblée ? Président de la République ? Certes, il aurait réussi la prouesse de se parer des habits de légitimité populaire contrairement à Karim Wade qui a été choisi et adulé par son père, mais il risque de discréditersensiblement le chef de l’État à l’instar de l’ancien tout puissant ministre d’État. Et la même détermination qui a eu raison du régime libéral pourrait être remise au goût du jour pour faire face à cette obsession qui pourrait infliger une énième blessure à la démocratie sénégalaise.