Des pensées pour panser la Cote d’Ivoire

À contrecourant des préoccupations surgissant à l’approche des élections présidentielles en Côte d’Ivoire – du fait du climat marqué par des prises de position qui se radicalisent au point de menacer gravement et durablement la cohésion sociale – un appel à réflexion vient d’être lancé dans une perspective de pacification.

Cet appel à réflexion vise la production «de textes non partisans prenant en compte la société ivoirienne dans son ensemble et proposant une analyse constructive, ainsi que des propositions respectueuses des différences». Les participants doivent garantir l’originalité de leurs idées, exprimées dans un texte inédit qu’ils peuvent soumettre sur la plateforme web « www.penserlacotedivoire.com« .

Après les résultats, les lauréats s’engagent à accepter la publication de leurs textes par Les Classiques Ivoiriens. Cet appel à réflexion est ouvert à tous ceux et celles qui résident en Côte d’Ivoire ou dans la diaspora, quel que soit leur secteur d’activité. Dans un contexte où l’on «observe avec une réelle inquiétude cette nouvelle crise aux conséquences potentiellement désastreuses». «Après les événements de 2010-2011 qui ont mené à un violent conflit dont le pays ne s’est pas encore relevé, il est urgent de corriger les sources de fracture avant qu’elles n’atteignent un niveau de dégradation irréversible», indiquent les lanceurs de l’appel à réflexion.

Membre du jury de six membres, le Sénégalais Makhily Gassama a occupé le poste de premier Conseiller culturel du Président Léopold Sédar Senghor avant d’être ambassadeur, puis ministre de la Culture du Sénégal. Au niveau international, il a été directeur général de la Culture à l’Agence de coopération culturelle et technique (Paris) et représentant de l’Unesco en Afrique centrale. Essayiste, il a écrit «Kuma : Interrogation sur la littérature nègre de langue française» ; «La langue d’Ahmadou Kourouma», ainsi que «Politique et poétique au sud du Sahara». Il a aussi dirigé des ouvrages collectifs : «L’Afrique répond à Sarkozy» et «50 ans après, quelle indépendance pour l’Afrique ?»

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