« Soif de corruption » : les policiers gambiens ferment le pont

Le pire a été évité de justesse. Des affrontements entre usagers de la transgambienne et les forces de l’ordre du pont de Farafegny ont failli en venir aux mains. Les « ralentissements » ont commencé le samedi quand les préposés au péage du nouveau pont, ont décidé malgré les files de voitures de prendre des heures de pause fermant du coût le trafic. Certains véhicules ont du passer la nuit après la fermeture de l’édifice à 21h30 alors que le poste de Keur Ayib continuait de recevoir du monde en partance pour la Casamance.

Le dimanche veille de la Tabaski, les esprits ont commencé à surchauffer quand les gambiens ont mis en service le vieux ferry demandant à ceux qui étaient pressés de l’utiliser pour traverser. Malgré les prix exorbitants, certains ont tenté l’aventure mais la lenteur des rotations a fini par exacerber les usagers qui pour certains, avaient déjà passé la nuit en attendant l’ouverture du pont.

Habitués au racket, les policiers gambiens ferment le pont et orientent les voyageurs vers le vieux ferry  %Post Title

C’est ainsi que de 08 heures à 11 heures, le pont est resté fermé, grossissant la longue que de camions, de bus et de voitures particulières qui voulaient arriver avant le jour de la Tabaski. Mais, comme à leurs habitudes, les gambiens ne sont pas gênés pour réclamer des enveloppes pour chaque véhicule voulant utiliser le pont. Certains chauffeurs de camion ayant à leur bord des denrées périssables et autres particuliers pressés d’arriver à bon port, ont commencé à dégainer des sommes allant de 10.000 à 25.000 francs en fonction du véhicule. Cette corruption déguisée se déroulera jusqu’aux environs de 15 heures avant que certains chauffeurs, fatigués d’attendre décident de bloquer le pont empêchant tout véhicule de passer avant eux.

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Les policiers gambiens font appel aux militaires du Farafeni Barracks pour mater les contestataires

Face à la résistance des usagers sénégalais, les policiers gambiens et agents du pont, font appel à un renfort de militaires pour faire dégager les voitures qui bloquaient l’entrée du pont de la Sénégambie. Sur place, les soldats feront face à une farouche détermination des sénégalais qui exigeaient le passage normal des voitures et d’arrêter de privilégier certains alors que tous ont payé le prix de la traversée. Il y eut des échanges de coups et de crosses occasionnant des dégâts et des blessures de part et d’autres. Mais, le summum a été atteint avec le blocage du ferry par les chauffeurs du bus « Horaire » et, le pire aurait pu se produire car, les militaires et policiers gambiens étaient décidés de faire payer au prix fort le passage ou de laisser toutes ces passer la Tabaski à la merci des moustiques.

Le Commissaire de police de Keur Ayib avertit, tente de se rendre sur place mais son véhicule est bloqué par les militaires gambiens qui lui intiment l’ordre de rebrousser chemin.

Constatant la longueur de la file de gros porteurs et de voitures particulières le long de la frontière, le Commissaire de police de la Police de l’Air et des Frontières qui avait des échos des scènes de blocage instaurés par les gambiens, décide d’aller sur place s’enquérir de la situation de nos compatriotes.
À peine, a-t-il parcouru la moitié du chemin entre la frontière et le pont que l’officier de police sénégalais a été bloqué par les soldats qui lui ont demandé de rebrousser chemin. Malgré les explications de l’officier, ces derniers restèrent de marbre.

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Ayant appris le blocage du véhicule du Commissaire de police, les usagers ont pris leur courage à deux mains pour foncer sur les barrières. C’est ainsi qu’en l’espace de quelques minutes, tous les véhicules bloqués dans les deux sens traversèrent le pont, certains sans bourse délier. Une situation qui a causé une perte sèche de plusieurs millions à l’état gambien qui compte énormément sur les fonds générés pour rembourser le prêt qui a aidé à finir les travaux du pont débuté depuis 2016 sous l’ère Yaya Jammeh.

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Cette situation démontre une fois de plus que la Gambie n’est pas un allié sur du Sénégal malgré le changement intervenu à la tête de ce pays. Les tracasseries ne cessent de se répéter et le pire est à craindre si rien n’est fait. Car les militaires gambiens ont juré de faire payer l’affront subi aux usagers sénégalais, sous quelle forme ? Yallah rek Khame

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