Les légistes faussaires et les meurtriers

Le Tribunal militaire va reprendre du service, aujourd’hui, avec le procès des sept sapeurs-pompiers inculpés dans le meurtre de leur collègue Chérif Ndao en 2013 à Thiès lors de sa formation. Parmi les mis en cause, quatre sont toujours en détention préventive depuis plus de deux ans. Il s’agit des militaires Lat Ndoye et Baye Thiam (caporaux- chef), de Jean Baptiste Médard Sagna et de Ndji Bassang (stagiaires). Ils ont été inculpés du délit de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Outre cependant les soldats du feu, la légiste Gisèle Wato Gaye et son assistant le Dr Ibou Thiam de l’hôpital Aristide Le Dantec ont été inculpés dans cette affaire. Par contre, ils vont comparaitre  libres pour faux dans un document administratif. En effet,  après la mort de l’élève sapeur pompier, les médecins avaient conclu à une «mort naturelle» dans le certificat de genre de mort. Ce qui n’était pas le cas, d’après l’autopsie effectué par le Pr Diatta de l’hôpital Principal. Pour rappel, cette affaire a été évoquée le mois dernier avant d’être renvoyée pour constitution de nouveaux conseils de la défense. Ainsi, la demande de  liberté provisoire plaidée a été rejetée par le Tribunal.