Togo : la rue se tait, la paix s’impose

Located 200 kilometers (124 miles) from Accra and 150 kilometers (93 miles) from Cotonou, Lome is an important port, including a free trade zone opened in 1968. It exports phosphates, coffee, cocoa, cotton and palm oil, much of the transit going to the neighboring countries of Ghana, Mali, Niger and Burkina Faso. The port also holds an oil refinery.

Samedi dernier, malgré de nouveaux appels de certains groupes de la diaspora à descendre dans la rue, la manifestation annoncée n’a pas eu lieu. Lomé est restée calme, comme pour signifier que le pays aspire désormais à autre chose qu’aux tensions stériles.

Car si l’agitation digitale voulait rallumer la flamme de la contestation, la réalité a montré tout l’inverse : les Togolais, eux, ont choisi la paix et la stabilité. Ils sont de plus en plus nombreux à exprimer leur lassitude face à ces appels répétés qui ne changent rien à leur quotidien, si ce n’est en l’aggravant.

La preuve, encore une fois, se trouve dans l’économie réelle. Samedi, beaucoup de commerces ont préféré rester fermés par crainte de débordements. Ces fermetures, répétées au fil des appels à manifester, fragilisent lourdement des entreprises qui n’ont rien demandé et qui peinent déjà à se remettre des secousses passées. Chaque journée perdue, ce sont des revenus qui disparaissent, des familles qui s’inquiètent et des projets qui se ralentissent. À long terme, ces perturbations pèsent bien plus que les slogans lancés depuis l’étranger.

Au contraire, une autre voix s’élève dans la société togolaise. Celle de ceux qui disent : assez. Assez des mobilisations sans issue. Assez des tensions qui ne remplissent pas le panier de la ménagère. Assez des injonctions qui ne reflètent pas la vie réelle des habitants. Car la réalité, pour la majorité, ce sont des enfants à nourrir, des projets à lancer, des factures à régler.

Le Togo est aujourd’hui à un tournant : la population regarde vers l’avenir avec des envies de construction, de développement et de solutions concrètes. Ce choix de la stabilité n’est pas un renoncement, mais au contraire un acte de maturité. En refusant de céder aux provocations, les Togolais affirment que leur avenir ne peut pas être sacrifié sur l’autel de l’agitation.

La manifestation annoncée et finalement absente illustre ainsi un mouvement profond : celui d’un peuple qui ne se laisse plus distraire, qui veut bâtir plutôt que détruire, qui choisit la paix et la stabilité comme socle de son avenir.