2e championnat d’Afrique: Le Sénégal rafle les titres à Cabo Ledo en Angola
Le Sénégal a été sacré champion d’Afrique de surf en catégorie open et junior (hommes) grâce à Ismaïla Sambe, Awa Sika Seck, Djibril Guèye et Déguène Thioune lors du 2e Championnat d’Afrique, qui s’est déroulé du 15 au 17 août à Cabo Ledo, en Angola.
Les « Lions » du surf ont brillé du 15 au 17 août 2025 lors du 2 ᵉ Championnat d’Afrique de la discipline, organisé à Cabo Ledo en Angola. Avec une délégation composée de cinq athlètes, le Sénégal a raflé plusieurs titres. Ismaïla Sambe a été sacré champion d’Afrique en catégorie Open hommes, tandis que Déguène Thioune, vice-championne du Sénégal en titre, a remporté le titre en Open chez les femmes. Awa Sika Seck, championne en titre du Sénégal, s’est classée deuxième dans cette même catégorie, confirmant sa progression. Chez les juniors, Djibril Gueye dit « Sita » a décroché le titre continental, illustrant la montée en puissance du surf sénégalais. En revanche, Mbabou Gueye, autre représentant sénégalais en Open hommes, a été éliminé au deuxième tour. Organisé par la Confédération africaine de surf et soutenu par le ministère angolais de la Jeunesse et des Sports (Minjud), l’événement a rassemblé onze nations africaines, venues se mesurer sur les célèbres vagues atlantiques de Cabo Ledo. Souleymane Mbengue, secrétaire général de la Fédération sénégalaise de surf, s’est dit « très satisfait, vu le niveau de la compétition et surtout les maigres moyens dont nous disposons ». Il a tenu à remercier les sponsors qui ont permis la participation de l’équipe sénégalaise. « Nous avons participé à ces championnats grâce aux sponsors. L’État prendra en charge notre participation aux championnats du monde Isa Wsg au Salvador, prévus le mois prochain», a-t-il laissé entendre.
AVEC LE SOLEIL
AS Pikine : Bras de fer au sommet du club
Les feuilletons s’enchainent à l’AS Pikine. Si plusieurs clubs ont actuellement les yeux rivés sur le mercato pour se renforcer, le club de la banlieue dakaroise est au cœur d’une crise interne. La guéguerre fratricide, partie de la volonté du Jaraaf de s’attacher les services du coach pikinois Lamine Diagne, a atteint aujourd’hui le sommet du club.
Alors que ce dimanche matin un communiqué, signé le président du club Mamadou Guèye, absent du Sénégal depuis 7 mois, annonçait le limogeage de Modou Fall, président délégué depuis deux ans, et demandait au manager général Cheikh Mbacké Thiam la reprise des négociations pour le maintien de Lamine Diagne au poste d’entraineur, certains membres du Comité Directeur du club ont, après une réunion tenue cet après-midi, pris son contrepied. Le secrétaire général Famara Soly, le chargé de communication Lamine Guèye entre autres personnalités présentes à la réunion, ont décidé de maintenir Modou Fall à son poste et avec ses prérogatives. Dans un communiqué, reçu par Dsports et signé le Directeur administratif de l’AS Pikine, il est indiqué que le Comité exécutif a pris ces résolutions :
« Le President Modou Fall, 1er vice-président du club, demeure l’intérimaire statutaire du Président Mamadou Guèye, absent du territoire depuis 7 mois. Le COMEX a acté la séparation à l’amiable d’avec le coach Lamine Diagne accepté par les deux parties. Massamba Cissé a été officialisé entraîneur de l’équipe pour les 2 prochaines saisons avec comme adjoint Idy Sy ».
Ces trois décisions majeures qui vont à l’encontre des recommandations de Mamadou Guèye actent le divorce entre ce dernier et certains membres du Comex de l’AS Pikine. Le bras de fer est lancé.
AVEC Dsport
Angleterre: interdiction de stade prononcée après les injures racistes sur Semenyo
Le supporter ayant proféré des insultes racistes envers le joueur ghanéen de Bournemouth Antoine Semenyo, vendredi à Liverpool, a été interdit de stade au Royaume-Uni en attendant les conclusions de l’enquête, a annoncé lundi la police.
Cet habitant de Liverpool âgé de 47 ans a été expulsé du stade d’Anfield après l’interruption du match, puis arrêté samedi.
La police anglaise l’a libéré en lui interdisant « d’assister à tout match de football réglementé au Royaume-Uni ». Il n’a pas non plus le droit d’approcher un stade de football « à moins d’un mile » (1,6 km), a-t-il été précisé dans un communiqué.
L’enquête « est toujours en cours et nous continuons à travailler en étroite collaboration avec le club », a ajouté la police locale.
Le match entre Liverpool et Bournemouth (4-2) a été interrompu à la 29e minute après qu’Antoine Semenyo a fait part à l’arbitre d’insultes racistes venant des tribunes.
L’ailier ghanéen, auteur de deux buts durant le match, a déclaré samedi que cet incident allait le marquer « pour toujours ». « Pas à cause des paroles d’une personne mais parce que toute la famille du football s’est réunie » pour le soutenir, a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Rencontre Trump-Zelensky à Washington: la Chine espère un accord “acceptable pour toutes les parties”
La Chine a dit lundi espérer un accord “acceptable pour toutes les parties” sur l’Ukraine, avant une rencontre à la Maison Blanche entre Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants européens.
Donald Trump a affirmé que son homologue ukrainien pouvait mettre fin à la guerre avec la Russie “presque immédiatement”, excluant toutefois que Kiev récupère le contrôle de la Crimée annexée par Moscou en 2014 et entre dans l’Otan.
Le président ukrainien s’entretiendra d’abord en tête-à-tête avec M. Trump à partir de 13H00 (17H00 GMT). Les différents dirigeants européens se joindront ensuite à eux.
“Nous espérons que toutes les parties et tous les acteurs participeront aux pourparlers de paix en temps opportun et parviendront à un accord de paix juste, durable, contraignant et acceptable pour toutes les parties dès que possible”, a indiqué lors d’une conférence de presse Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Sont attendus à la Maison Blanche, outre M. Zelensky, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre britannique Keir Starmer ou encore le chef de l’Otan Mark Rutte.
Un sommet organisé vendredi en Alaska entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’avait débouché sur aucun cessez-le-feu.
Interrogée sur cette rencontre Trump-Poutine, la porte-parole Mao Ning a affirmé lundi que la Chine “soutenait tous les efforts visant à une résolution pacifique de la crise”.
La Chine “se réjouit de voir la Russie et les Etats-Unis maintenir le contact, améliorer leurs relations et promouvoir un règlement politique de la crise ukrainienne”, a-t-elle souligné.
Guerre en Ukraine : les Européens et Volodymyr Zelensky en force à Washington pour trouver une issue à la guerre
Des dirigeants européens dont la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, traversent ce lundi 18 août l’Atlantique pour faire bloc autour de Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche. Le président ukrainien doit s’entretenir avec Donald Trump pour négocier la paix avec la Russie.
Un moment charnière. Six mois après l’affront qu’il a subi dans le bureau ovale, Volodymyr Zelensky est de retour à Washington pour échanger avec Donald Trump. L’enjeu : poser les bases d’une paix durable en Ukraine. Le rendez-vous entre les deux hommes est d’autant plus important qu’il fait suite à une rencontre entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, le 15 août en Alaska.
Un entretien bilatéral au terme duquel aucune annonce n’a été faite : ni cessez-le-feu, ni “deal”. Plus les jours passent, et plus le temps est compté, le conflit en Ukraine – déclenché le 24 février 2022 – s’éternisant. Donald Trump avait pourtant promis de le régler en “vingt-quatre heures” à son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier dernier.
Témoin de l’urgence et de l’opportunité à saisir alors que le milliardaire semble bien déterminé à revêtir son costume de médiateur, les dirigeants européens – trop longtemps laissés de côté – ont cette fois-ci voix au chapitre.
L’union fait la force
Hier, la “coalition des volontaires” – cet ensemble d’une trentaine de pays alliés de l’Ukraine, en majorité européens, créée en mars et menée par la France et le Royaume-Uni, s’est réunie par visioconférence pour se préparer à faire front commun.
Ce lundi, plusieurs d’entre eux font aussi le déplacement aux États-Unis pour peser sur les négociations. L’initiative a été lancée par le président finlandais Alexander Stubb et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. Ils ont rapidement été rejoints par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et la présidente italienne Giorgia Meloni. D’autres dirigeants ont proposé de se joindre à eux, mais la liste des invités a été délibérément réduite.
“Nous poursuivons notre coopération pour parvenir à une paix juste qui respecte les intérêts vitaux de sécurité de l’Ukraine et de l’Europe“, a déclaré dimanche lors d’un point presse la cheffe de l’exécutif européen. “Est-ce que je pense que le président Poutine veut la paix ? Si vous voulez mon intime conviction, non. Il veut la capitulation de l’Ukraine“, a pour sa part réagi Emmanuel Macron depuis Brégançon. Et d’ajouter que l’Europe et la France font face “à un moment grave”
Les garanties de sécurité à Kiev comme priorité
Si les paramètres des négociations sont incertains et changeants, il est au moins une certitude : à Anchorage vendredi, Vladimir Poutine a rejeté catégoriquement un cessez-le-feu immédiat. Dans le même temps, le chef du Kremlin aurait proposé à Donald Trump que l’Ukraine lui cède l’entièreté du Donbass (les régions administratives de Louhansk et Donetsk, que l’armée russe occupe déjà en grande partie) en échange d’un “gel” du front dans les régions de Zaporijia et Kherson. Une idée jugée inconcevable par le président ukrainien.
Refusant pour le moment tout échange de territoire, le chef d’État met toujours l’accent sur la nécessité de conclure rapidement un accord de paix qui se voudrait pérenne. “Nous avons tous le profond désir de mettre fin à cette guerre rapidement et de façon fiable“, mais “la paix doit être durable“, a déclaré sur X le président ukrainien à son arrivée à Washington.
Les garanties de sécurité attendues par l’Ukraine et les Européens en cas de cessez-le-feu seront au cœur des discussions. “Notre volonté est de présenter un front uni entre Européens et Ukrainiens“
et demander aux Américains “jusqu’à quel point”
ils sont prêts à contribuer aux garanties de sécurité offertes à l’Ukraine dans un éventuel accord de paix, a insisté Emmanuel Macron dans sa prise de parole dimanche. L’envoi de troupes européennes sur le sol ukrainien dans une “force de réassurance de quelques milliers de soldats” fait partie des options évoquées par le président. Mais celle-ci divise les alliés de l’Ukraine, compte tenu des risques qu’elle comporte, même si ces soldats seraient éloignés des “lignes de contact” et probablement chargés de missions de formation ou de logistique.
Ce lundi matin, Donald Trump, qui exclut toute entrée de l’Ukraine dans l’Otan – puisque Moscou considère l’Alliance comme une menace existentielle à ses frontières – a remis la pression sur le camp ukrainien. “Le président ukrainien Zelensky peut mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le veut, ou il peut continuer à combattre. Souvenez-vous comment cela a commencé. Pas question de récupérer la Crimée donnée par Obama (il y a 12 ans, sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré) et PAS QUESTION POUR L’UKRAINE D’ENTRER DANS L’OTAN“, a écrit le leader américain sur son réseau Truth Social.
Sur ce dernier point, le milliardaire a toutefois évoqué ces derniers jours une solution inspirée de l’article 5 de l’organisation. Celui-ci stipule que si un pays de l’Otan est victime d’une attaque armée, chaque membre de l’Alliance considérera cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l’ensemble des membres
.
Après plus de trois ans de conflit, le sort de l’Ukraine pourrait se jouer dans les prochaines heures…
Le bras de fer entre Air Sénégal et Carlyle rebondit
Entre la société américaine Carlyle et l’État du Sénégal, la paix des airs a cédé la place à une guerre totaleLe bras de fer entre Air Sénégal et Carlyle franchit un nouveau cap, relate L’OBS. Sur le tarmac de Blaise Diagne, la compagnie nationale menace désormais l’opérateur américain d’une astreinte record, tandis que Carlyle pourrait être contraint de revoir ses prix à la baisse.
Une dernière contre-proposition de 30,294 milliards de francs Cfa
Dans un mémorandum daté du 5 juin 2025, Tidiane Ndiaye, Directeur général d’Air Sénégal, s’exprime avec clarté et fermeté sur la tourmente qui secoue la compagnie aérienne. «En dépit des pressions visant à contraindre Air Sénégal à accepter l’achat des avions selon les conditions imposées par Carlyle, je n’ai jamais dévié de ma ligne de conduite définie dès ma rencontre avec Carlyle à mon arrivée : respecter nos engagements de paiement envers eux.
Cette discipline a été maintenue jusqu’en janvier 2025. Par la suite, seules les factures contestées sur leur principe ou leur montant sont restées impayées», précise-t-il. Le patron de la compagnie rappelle que, dans la continuité de cette logique, des négociations avaient été engagées dès septembre 2024 pour l’acquisition de deux A319. «Avec l’appui de nos avocats européens et américains, sollicités après la première action judiciaire du 2 avril 2025, nous avons sans relâche manifesté notre volonté de trouver un accord acceptable, tenant compte de nos contraintes financières», écrit-il.
L’offre finale d’Air Sénégal, datée du 26 mai 2025, proposait de conclure l’opération au plus tard le 15 juillet 2025, à condition de recevoir, avant le 30 juin, l’assurance du soutien financier de l’État du Sénégal. À l’origine, le prix prévu pour les deux A319 s’élevait à 32 millions de dollars (17,952 milliards de francs Cfa). Au fil des discussions, cet accord a évolué pour inclure la restitution de deux A321 et s’est stabilisé à 29 millions de dollars (16,269 milliards de francs Cfa), après déductions de factures erronées, dépôts de garantie et loyers versés depuis le début de l’année 2025 sur les A319.
De son côté, Carlyle a formulé sa dernière contre-proposition à hauteur de 54 millions de dollars (30,294 milliards de francs Cfa), calcul basée sur les conditions contractuelles de restitution technique des avions et le paiement d’un ticket de sortie anticipée pour chaque A321. Mais selon le ministre en charge des Transports aériens, Carlyle serait désormais prêt à revoir ses prix à la baisse, offrant une réduction pouvant aller jusqu’à la moitié, signe que le bras de fer pourrait enfin basculer en faveur d’Air Sénégal.
Thierno Bocoum : «le rapport d’exécution budgétaire n’est pas celui d’une relance mais celui d’un budget de survie»
Pape Malick Ndour n’est pas le seul à déplorer les révélations du rapport d’exécution budgétaire du deuxième trimestre de l’année 2025. Pour le leader de « Agir » aussi, les chiffres révélés par le document ne prédisent rien de bon. Au contraire, « les données révèlent des conséquences lourdes. Le rapport d’exécution budgétaire du deuxième trimestre 2025 met en lumière une réalité préoccupante ».
Là réalité est que, estimé Thierno Bocoum, « les partenaires techniques et financiers se retirent puisque les dons budgétaires ne représentent que 19,3 milliards, soit à peine 8% des prévisions. Pendant ce temps, l’État s’endette massivement sur les marchés financiers à des conditions coûteuses, mobilisant 1 677 milliards, soit 74,6% des ressources de trésorerie. La croissance de 12,1% affichée au premier trimestre repose quasi exclusivement sur le pétrole et le gaz, tandis que l’économie hors hydrocarbures plafonne à 3,1%. Cette dépendance aux hydrocarbures fragilise l’économie réelle et accentue la vulnérabilité aux chocs externes ».
Et comme si cela ne suffit pas, constate-t-il pour le regretter, « l’investissement public, moteur attendu de la relance est quasiment à l’arrêt. Seuls 581,9 milliards ont été exécutés, soit 30% des prévisions, dont seulement 11,9 milliards directement investis par l’État, soit 8% de son objectif ». Et face à cette situation, il affirme: «le pays perd en souveraineté budgétaire, dépend d’une croissance fragile et vulnérable, voit ses marges de manœuvre réduites par l’arrêt des investissements productifs et supporte un poids croissant de la dette, avec déjà 501,1 milliards d’intérêts payés en six mois ».
Bref, pour Thierno Bocoum, « ce rapport n’est pas celui d’une relance mais celui d’un budget de survie. Derrière l’affichage de la croissance, il révèle une économie déséquilibrée, tenue par les hydrocarbures, minée par l’endettement et privée des investissements qui conditionnent son avenir ».
Le Sénégal trace sa route vers l’autosuffisance en banane d’ici 2029
Sans les pertes (37.500 tonnes) provoquées par les intempéries, la production de banane aurait pu couvrir la consommation nationale évaluée à 101.993 tonnes.
En 2024, le Sénégal a produit 72.350 tonnes de bananes malgré une perte de 37.500 tonnes provoquée par les intempéries. Sur une consommation nationale évaluée à 101.993 tonnes, seules 29.643 tonnes ont été importées. Mieux encore, entre septembre et décembre, période de forte production, les importations sont tombées à moins de 10.000 tonnes, tandis que les plantations locales ont fourni près de 40.000 tonnes. Ces données, issues d’un communiqué du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (Masae), confortent la conviction du ministre Mabouba Diagne sur l’autosuffisance qui est à portée de main. « En quatre mois, les pertes enregistrées ont dépassé les volumes importés sur la même période », a-t-il souligné dans ce document, plaidant pour une meilleure préservation et valorisation de la production.
Pour concrétiser cet objectif, le gouvernement prévoit une production de 112.500 tonnes en 2025. En effet, les groupements et coopératives ont été invités à préciser leurs besoins en vitro-plantes. Selon la même source, une réunion stratégique réunira, entre autres, le ministère du Commerce et l’Institut sénégalais de Recherches agricoles (Isra).
Par ailleurs, informe le communiqué, un atelier se tiendra en marge du Sommet Africa Food Systems (Afs) pour finaliser la Stratégie nationale d’autosuffisance en banane. L’objectif est de « financer et accompagner les coopératives, réduire les pertes et substituer progressivement les importations par la production locale afin d’atteindre l’autosuffisance avant 2029 ».
Elevage : 1,45 milliard de FCFA pour dynamiser le secteur
Le Sénégal bénéficie d’un financement de 1,45 milliard de FCfa destiné à soutenir le cheptel national et à renforcer l’élevage. L’objectif est d’améliorer la productivité et la qualité des troupeaux tout en consolidant la souveraineté alimentaire et la résilience du secteur pastoral.
Le gouvernement, par l’intermédiaire du Groupe de Promotion de l’Entrepreneuriat au Sénégal (Gpes), a confirmé la réception d’un financement de 1,45 milliard de FCfa destiné au soutien du cheptel national. Selon un communiqué, cette initiative vise à améliorer la productivité et la qualité des troupeaux, mais également à renforcer la souveraineté alimentaire. Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, a salué cette initiative qui traduit la volonté de l’État de soutenir durablement le secteur pastoral. Il a précisé que l’objectif est de fournir aux éleveurs les moyens d’accroître la productivité et la qualité de leurs troupeaux tout en adoptant une approche durable et adaptée aux réalités pastorales. « Ensemble, nous posons les bases d’un avenir prospère pour l’élevage au Sénégal », a-t-il ajouté. Grâce à ce financement, les autorités prévoient d’accélérer la réception d’animaux d’ici fin septembre. Cette étape est considérée comme cruciale pour renforcer la résilience du secteur et garantir l’autonomie alimentaire du pays. D’après un rapport du département américain de l’Agriculture (Usda), la production locale de lait a augmenté de 15,2 % entre 2017 et 2021, passant de 243,5 à 280,6 millions de litres. Cette progression s’explique, toujours selon la même source, par l’amélioration génétique des races locales et la transformation des exploitations extensives en systèmes semi-intensifs. Parallèlement, les indicateurs de consommation et de cheptel reflètent la progression du secteur. Selon l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd), la consommation de viande par habitant a atteint 18,5 kg en 2021, dont 5,3 kg de viande bovine. Le cheptel bovin national comptait plus de 3,6 millions de têtes en 2019, témoignant de la vitalité et du potentiel de l’élevage sénégalais.