Angleterre: pour Liverpool et Salah, l’épreuve du feu à Manchester City

Mohamed Salah a résisté aux sirènes saoudiennes l’été dernier et Liverpool, actuel dauphin de Manchester City, en profite à plein. Mais il reste aux Reds à prouver samedi (13h30) chez le leader, quasi-injouable à domicile, qu’ils ont l’étoffe d’un potentiel champion.
 
Sur le papier, les Citizens partent favoris dans leur citadelle imprenable, où ils restent sur vingt-trois victoires d’affilée, toutes compétitions confondues. Leurs visiteurs, à l’inverse, n’ont remporté que deux déplacements sur six en Premier League cette saison…
 
Mais les séries, bonnes ou mauvaises, s’arrêtent un jour et l’entraîneur Jürgen Klopp possède des munitions pour secouer l’Etihad, où il ne s’est plus imposé en championnat depuis sa première venue, en novembre 2015 (victoire 4-1).
 
Son “Liverpool 2.0”, comme il l’a surnommé après la mue de l’été, pétille en attaque avec un Salah tout feu, tout flamme (dix buts marqués), bétonne en défense (dix buts encaissés, co-meilleure défense avec Arsenal) avec Virgil van Dijk de nouveau intraitable, et son milieu de terrain entièrement recomposé fait le job, avec une mention spéciale pour Dominik Szoboszlai.
 
– Une seule défaite –
 
Après une dernière saison décevante, les Reds ont retrouvé du tonus. Ils n’ont perdu qu’une fois en treize matches, de manière controversée en septembre à Tottenham, et talonnent Manchester City avec un point de moins.
 
“Dans l’ensemble, on a bien travaillé jusqu’ici mais la saison ne se joue pas en novembre et il peut y avoir de nombreux rebondissements, nous le savons tous”, a avancé le capitaine van Dijk avant la trêve internationale. “Nous verrons si on est prêt pour ce test”, a-t-il dit à propos du duel contre le tenant du titre.
 
“Il faut continuer à se battre avec toutes les autres équipes jusqu’en mars ou avril”, a aussi déclaré Klopp. “Si nous sommes toujours là, nous pourrons commencer à parler. D’ici là, il faut se battre dans le championnat le plus difficile du monde”.
 
Malgré sa prudence, Liverpool rêve de redevenir le caillou dans la chaussure de l’ogre de Manchester, comme il l’a fait en 2020 en grattant le seul titre de champion d’Angleterre qui a échappé à Pep Guardiola et ses joueurs sur les six dernières saisons.
 
– Salah dans “le Top-3” –
 
Son atout le plus précieux pour l’heure s’appelle Salah.
 
L’Egyptien de 31 ans, sous contrat jusqu’en 2025, a pourtant failli mettre les voiles vers l’Arabie saoudite cet été. Mais son club a repoussé une offre de transfert à 175 millions d’euros, avec un salaire colossal à la clé, d’après la presse anglaise.
 
L’attaquant réalise un début de saison canon avec une moyenne de 0,83 but par match, son meilleur ratio depuis le premier exercice à Anfield en 2017-2018 (0,88 par match). Dans deux buts, il atteindra la barre des 200 pions inscrits avec les Reds.
 
“+Mo+ Salah reçoit beaucoup d’éloges mais je ne sais pas s’il en reçoit assez”, a déclaré Thomas Frank, l’entraîneur de Brentford, battu 3-0 avant la trêve sur un doublé du N.11. Pour le Danois, l’Egyptien fait actuellement partie des tout meilleurs attaquants au monde, “pas dans le Top-10, mais le Top-3”.
 
Samedi, l’ailier droit pourrait mener un combat à distance passionnant avec Erling Haaland, déjà treize buts cette saison, si toutefois le deuxième du Ballon d’Or 2023 est rétabli de la blessure à une cheville contractée avec la Norvège.
 
La saison dernière, Salah a réussi à marquer à chacune des quatre rencontres disputées contre Manchester City. Bis repetita samedi?

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here