Santé de la reproduction : les autorités interpellé sur ce drame humain

Faire l’état des lieux à Saint-Louis sur la santé de la reproduction en situation d’urgence sanitaire : c’est tout le sens d’un atelier de 2 jours destiné aux professionnels des médias.

Ces journalistes locaux et certains membres de l’Association des journalistes en santé et populations (Ajspd) sont sensibilisés sur la nécessité de prendre en compte, au delà des autres questions, la problématique de la santé de la reproduction en situation d’urgence. Pour l’Unfpa, à travers la Dsme, cette problématique de Sr en situation de crise est souvent laissée en rade, et cela entraîne beaucoup de conséquences chez les couches vulnérables, telles les femmes et jeunes filles, soutient Moussa Faye.

«La santé de la reproduction en situation d’urgence tend à n’être ignoré où en tout cas pas assez pris en compte, et ceci se fait au profit de besoins plus évidents, voire plus immédiats comme l’accès à l’eau, à la nourriture ou à l’abri. Donc, aussi bien dans les situations humanitaires de façon générale que dans les états fragiles en particulier, en sourdine, on a un certain nombre de problèmes liés à la santé de la reproduction des femmes et des jeunes filles qui sont ignorées. On remarque beaucoup plus d’accouchements non assistés par du personnel qualifié dans ces situations d’urgences, beaucoup de grossesses de jeunes filles ou la vulnérabilité des femmes et jeunes filles et accrue, mais également, beaucoup de besoins non satisfaits en termes de planification familiale».  Selon toujours le représentant de l’assistant-résident de l’Unfpa chaque année, plus de 500 femmes et jeunes filles meurent par jour à cause de cette situation de vulnérabilité dans laquelle elles se trouvent.

«Malheureusement, chaque jour on perd 500 parmi nos sœurs à travers le monde, des décès liés à l’accouchement. Nous avons également plus de 30 millions de femmes et de jeunes filles qui sont affectées par cette situation. Parce que nous avons 130 millions de personnes touchées et on dit que le quart est constitué des femmes et jeunes filles». Et donc, il est temps de se mobiliser pour prévenir les populations sur ce drame humain, et pour cela, les journalistes ont un rôle important à jouer dans le plaidoyer, a fait savoir M. Moussa Faye de l’Unfpa lors de cet atelier.

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