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Mame Mbaye Ndiaye vous donne rendez-vous sur Actunet.net

Tous les 15 jours, retrouvez “Fair Play” sur votre site Actunet. “Fair Play” est un plateau de Mame Mbaye Ndiaye, qui place sous les projecteurs toutes personnalités interpellées par l’actualité du moment.

Portrait du Capitaine d’Équipe au Onze national- Omar Blondin Diop

OMAR BLONDIN DIOP…

Aîné frère d’une Fratrie

Omar Blondin Diop est né le 18 septembre 1946 à Niamey au Niger. Fils aîné de la  fratrie des onze à douze garçons dont le père, Ibrahima Blondin Diop, médecin de son état, et la mère, Adama Ndiaye, sage –femme de son état et sœur jumelle à Awa Ndiaye, sage femme également résidente à Bamako, sont tous trois originaires de Saint Louis du Sénégal. Le père est natif de Toukoto (Kita, République du Mali, ex Soudan français) et les mères sont nées à Siguiri (Guinée actuelle).

Aux termes d’études primaires et secondaires (Lycée Van Vollenhoven, actuel Lamine Guèye, Lycée Montaigne et Louis Le Grand à Paris), Omar est le premier Sénégalais reçu au concours d’entrée à l’École Normale Supérieure de Saint Cloud en 1967.

Élève-professeur en philosophie et sociologie à l’Université de Nanterre, il participe activement sur la ligne de front aux évènements, soulèvement populaire de la jeunesse et de la classe ouvrière, françaises, en Mai 1968 à Paris. En tant que membre fondateur de plusieurs groupes de réflexion dont le Mouvement du 22 Mars, il sera fiché et filé par la police française, puis frappé d’une mesure d’expulsion du territoire français en même temps que son camarade Franco Allemand, eurodéputé écolo actuel, Daniel Cohn-Bendit. Rentré chez lui au Sénégal, il œuvrera tout autant activement dans l’espace universitaire contre les coopérants français du corps enseignant et assistera efficacement le professeur Cheikh Anta Diop dans la constitution du Laboratoire Carbone 14 de l’Ifan où il était reçu stagiaire auprès du Professeur.

De retour à Paris en 1970, il poursuit la préparation de son agrégation à Saint Cloud, suite à la levée de la mesure d’expulsion par le Président Georges Pompidou, sur la demande formulée par Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, Khalife général des Tidianes et exprimée au Président Senghor, ami de Georges Pompidou, président français. Il obtînt gain de cause. Mais cette préparation est interrompue par l’arrestation de ses frères, membres du groupe des incendiaires, dont Lopy (Mahomet) et Pape (Dialo), encore mineurs à l’époque. Motif : ils avaient tenté de saboter le cortège du Président Georges Pompidou, en visite au Sénégal en janvier 1971 et avaient incendié le centre culturel français (Actuel institut Léopold Sédar Senghor). Deux sentiments anti français bien exprimés par ce groupe dont les animateurs seront condamnés à de lourdes peines notamment deux travaux forcés à perpétuité. Le Tribunal spécial, ancêtre de la Cour de Sûreté de l’État, avait décidé ensuite de déporter les condamnés au Centre plénipotentiaire spécial de Kédougou, au Sénégal oriental. Indigné et choqué par la sévérité et la disproportion de ce verdict, Omar réunit quelques amis dont Alioune Sall dit Paloma et Samba Bathily, et ensemble ils décident de suspendre leurs études supérieures et de rentrer au Pays afin d’œuvrer à la libération des peuples et de leurs camarades emprisonnés.

Arrivés à Bamako, après un long périple d’entraînement et de conditionnement, à travers plusieurs pays traversés dont la Turquie, l’Érythrée, la Palestine, la Syrie, la Libye, l’Algérie, la Guinée Conakry, ils ne réussiront pas à regagner Dakar. Ils seront en effet arrêtés et placés en garde à vue par les autorités militaires maliennes du Cmln, sous la direction de Tiécoro Bagayogo, directeur de la Sûreté nationale. Sur la demande du Président sénégalais, Senghor, à l’occasion de sa visite officielle en novembre 1971 à Bamako, le Président Moussa Traoré affréter un avion par vol spécial pour les extrader pieds et poings liés sur Dakar, le mois suivant (décembre 1971).

Arrêtés et réceptionnés, Omar et Paloma seront jugés et condamnés à trois ans de prison ferme par le même Tribunal spécial, le 22 Mars 1972, les autres inculpés bénéficiant de sursis.

Plus tard, en cellule, victime de sévices et du comportement négrier de ses gardes pénitentiaires, Omar Blondin Diop trouvera la mort dans des circonstances mystérieuses jusque là jamais élucidées, dans la nuit du 10 au 11 mai 1973. Sur l’île de Gorée, dans la sinistre prison disciplinaire devenue aujourd’hui Musée préhistorique et où trône son portrait parmi les grandes figures de l’histoire contemporaine de l’Afrique noire.

Suite à son décès dont le certificat de genre de mort reste problématique pour l’État sénégalais, 44 ans après, le Ministre de l’Intérieur de l’époque, en la personne de Jean Collin, avait dans un premier temps refusé de rendre le corps à sa famille. Puis dans la précipitation, en présence d’un de ses frères et de voisins de la Médina, il sera inhumé au cimetière Abattoir de Soumbèdioune. L’autopsie qui avait été réclamée par son père docteur, et réalisée en sa présence n’a pas été concluante pour justifier de la version officielle du suicide donnée par le Gouvernement sénégalais.

Jusqu’à présent la controverse publique qui a d’emblée opposé sa famille au gouvernement sénégalais portant sur les circonstances de sa mort, perdure et s’amplifie depuis 4 ans, à l’occasion de la célébration des 40 ans de sa disparition. Son frère, le docteur Dialo Diop, mandataire de la famille, a déjà saisi officiellement les autorités compétentes pour une réouverture de l’enquête judiciaire par une police scientifique agréée. Depuis, aussi, ils attendent la réponse de l’État à requête officielle.

EN conclusion, la courte vie de ce digne fils d’Afrique, Sankara avant l’heure, plus radical que Nelson Mandela, Che Guevara dans le tempérament et plus qu’un Jean Paul Sartre et un Albert Camus réunis dans sa tête, a été riche et diverse. En témoigne son goût pour le Cinéma avec sa participation de La Chinoise de Jean Luc Godard, cinéaste français ; son goût pour la musique Jazz des Black Panthers et les sonorités afro cubaines d’Amériques, son goût pour d’autres civilisations sur lesquelles il est resté très ouvert. C’est ainsi qu’Omar a beaucoup lu, peu écrit, fait un deux films, a vu du pays en traversant maintes contrées et s’est fait plein d’amis partout dans le monde.

La trajectoire exemplaire de cet homme est faite d’ardeur à l’étude, d’ouverture d’esprit, de détermination pour l’essence de l’être, et d’abnégation dans la lutte de libération. Une telle simplicité ne se retrouvera plus tard qu’en Thomas Sankara, son cadet de trois ans (né le 21 décembre 1949). Avec un désintéressement prononcé dans les relations humaines, et surtout une honnêteté intellectuelle fort scrupuleuse qui allie sens de la générosité humaine et don de soi sans bornes. Né de parents sénégalais au Niger, à la fois Soudanais et Sénégalais, Nigérien et Guinéen, parlant couramment le bambara et le wolof, le français et l’anglais, l’allemand et l’arabe, Omar demeure le parachèvement de tout sentiment d’inachèvement perpétuel. Mais aussi, la source abondante d’une inspiration féconde pour la jeunesse insatiable de savoir. Une source inépuisable de praxis pour la Jeunesse africaine, présentement sur la brèche, à la recherche de modèles pour trouver par elle-même les réponses à ses questions légitimes face à l’échec des politiques sociales et néocoloniales des régimes en place qui semble-t-il, ne lui offrent aucune perspective crédible.

La reconnaissance des vertus salvatrices est une exigence des temps présents. Puisse ce portrait, reflet d’une existence qui a été brève comme une étoile filante, faisant beaucoup parler d’elle, laissant des traces sur les destinées individuelles, et passant rapidement comme presque de façon inaperçue et allant choir au fond de l’immensité de sa destinée à enfant prédestiné qui a traversé ce siècle en météorite. L’unité d’action dans sa lutte pour le panafricanisme, la praxis qu’il développait par sa pensée fédératrice d’énergies créatrices, ont fait parler de lui au-delà des frontières factices qui nous insèrent peuples et communautés de Nations francophones, anglophones et lusophones, qui sont partagés entre les musulmans, les chrétiens et les traditionnalistes. On ne doit pas accepter au sein de la nouvelle citoyenneté Cedeao, que les puissances étrangères dépècent le continent sous nos yeux en nous séparant en des micros États qu’ils soutiennent et renforcent en permanence, sans possibilité de leur rendre leur autonomie . C’est en cela que consistait le combat d’Omar Blondin Diop, pour qui «La Révolution n’a pas besoin de Chef suprême». Même si un seul nous suffit comme le diraient d’autres confessions, Omar était un roi qui marchait pieds nus sur les chemins de la connaissance. Il n’a laissé ni livre, ni épouse, ni enfant à l’âge de sa disparition. Il est reparti comme il était venu un jour du 18 septembre 1946. Frou! Comme l’oiseau migrateur.

Le glaive de la justice, une fois qu’il l’a quitté ne connaît plus de fourreau…

Vol d’électricité à l’aide de branchement frauduleux : 4 milliards de F Cfa perdus par la Senelec en 3 mois

La Senelec est saignée de 4 milliards de F Cfa en 3 mois dans l’affaire du vol d’électricité à l’aide de branchement frauduleux. Selon ‘’L’Observateur’’ qui donne l’information dans sa parution de ce vendredi, 13 514 750 kwh ont été volés illégalement, équivaut à 2 655 465 195 F Cfa d’énergie non facturée. Le journal ajoute que le préjudice, issu d’un échantillon représentant moins de 5% de la clientèle dakaroise, a été estimé lors de descentes dans les commerces le long de la Vdn, une partie des cités Alioune Sow et Mixta, les quartiers populaires de Rebeuss, Medina et Grand-Yoff, ainsi que dans les marchés Hlm et Petersen et la zone du Lac Rose avec ses environs. ‘’L’Obs’’ révèle également que 488 cas de fraude ont été recensés et attestés par des huissiers de justice, 322 individus arrêtés par la police et la gendarmerie.

Macky Sall à Paris : l’APR dément toute rencontre avec Diomaye Faye

L’APR a tenu à faire une mise au point sur les informations circulant dans une partie de la presse. Le SEN dément formellement l’existence d’une rencontre entre Macky Sall et le président Bassirou Diomaye Faye.

Le communiqué précise que l’ancien chef de l’État se trouve à Paris pour un agenda international fixé « depuis le début de l’année ». Le SEN dénonce des « manipulations grotesques » et des « allégations mensongères » visant, selon lui, à tromper l’opinion publique.

Décès de Mohamed Ndiaye alias Robert Diouf: la lutte sénégalaise perd un grand champion

Le monde sportif sénégalais est en deuil. Mohamed Ndiaye, plus connu sous le nom de Robert Diouf, figure emblématique de la lutte et ancien olympien, est décédé ce vendredi 29 août 2025 à Joal, des suites d’une longue maladie.

Considéré comme l’un des pionniers de la discipline, Robert Diouf a marqué plusieurs générations par sa bravoure, sa discipline et son engagement pour l’essor de la lutte sénégalaise. Son parcours d’athlète l’avait également conduit à représenter le Sénégal dans les grandes compétitions internationales, consolidant sa place parmi les icônes du sport national.

Diamaguene Sicap Mbao : trois personnes arrêtées pour vente de viande impropre à la consommation

Trois individus ont été arrêtés, ce 28 août 2025 par le Commissariat d’arrondissement de Diamaguene Sicap Mbao pour association de malfaiteurs, mise en vente de viande impropre à la consommation et mise en danger de la vie d’autrui. La police nationale explique que ces arrestations sont le résultat d’un renseignement opérationnel signalant la présence de trois personnes en train de dépecer un mouton dans un atelier. Les suspects ont initialement affirmé avoir obtenu l’animal d’un habitant du quartier. Après vérification, ajoute la police, ce dernier a déclaré avoir donné l’animal mort, accompagné de 1 000 F Cfa, à un charretier pour qu’il s’en débarrasse. Les recherches menées ont abouti à l’arrestation des trois individus, qui ont reconnu les faits  précise actusen.

Dépècement d’un moutonr dans un atelier

 

“Ces arrestations sont le résultat d’un renseignement opérationnel signalant la présence de trois personnes en train de dépecer un mouton dans un atelier. Les suspects ont initialement affirmé avoir obtenu l’animal d’un habitant du quartier. Après vérification, ce dernier a déclaré avoir donné l’animal mort, accompagné de 1 000 F CFA, à un charretier pour qu’il s’en débarrasse”, précise le communiqué de la police nationale. Et d’ajouter : Les recherches menées ont abouti à l’arrestation des trois individus, qui ont reconnu les faits. Ils ont avoué avoir vendu la viande impropre à la consommation : 18 kg ont été vendus à une femme pour 36 000 F CFA. 1,5 kg ont été vendus à un homme pour 3 000 F CFA. 10 kg ont été offerts à une restauratrice.

Centre de l’ONU à Diamniadio : Madiambal Diagne salue la décision de Diomaye Faye

Le journaliste Madiambal Diagne a exprimé son soutien à la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, d’instruire la ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall, d’entamer des négociations avec les Nations unies pour l’ouverture du Centre onusien de Diamniadio.

Dans un tweet publié ce vendredi, le patron du groupe Avenir Communication a jugé cette orientation « excellente ». « Excellente décision du Président Bassirou Diomaye Faye qui a donné instructions à la ministre Yassine Fall de négocier avec les Nations unies pour l’ouverture du Centre de l’ONU à Diamniadio », a-t-il écrit.

Inaugurée en 2023 par l’ancien chef de l’État Macky Sall, la Maison de l’ONU reste inoccupée depuis sa livraison. Ce complexe moderne de 14 hectares devait accueillir l’ensemble des agences onusiennes présentes à Dakar. Mais son ouverture est bloquée par un différend persistant entre l’État du Sénégal et l’Organisation des Nations unies.

Rencontre avec Maimouna Diéye : le Collectif des Familles des Martyrs dément catégoriquement le ministère

Le Collectif des Familles des Martyrs est monté au créneau ce jeudi pour dénoncer une communication du ministère de la Famille et des Solidarités. Dans un communiqué daté du 24 août 2025, le département dirigé par Maimouna Diéye affirmait avoir reçu, trois jours plus tôt, des représentants des familles des victimes des événements survenus entre mars 2021 et février 2024.

Le Collectif dément formellement cette version. Il assure qu’aucun de ses membres mandatés n’a pris part à cette rencontre et conteste la légitimité des personnes présentées comme ses représentants. « Toute initiative menée en dehors de nos instances officielles ne saurait nous engager », précise l’organisation, citée par Emedia.

Né dans le sillage des violences de mars 2021, le Collectif regroupe les familles des victimes à travers une coordination nationale dirigée par Aminata Ndiaye Fall, ainsi que des coordinations départementales dans les localités concernées.

Dans sa déclaration, il met en garde contre « toute tentative visant à semer la division » en son sein, assimilant ces pratiques à des manœuvres politiques. Le Collectif invite par ailleurs l’État à respecter ses engagements envers les familles endeuillées et à s’abstenir de toute démarche « guidée par des intérêts partisans ».

Le bâtonnier Me Aly Fall apporte son soutien à Badara Gadiaga à Rebeuss

Le bâtonnier fraîchement élu, Me Aly Fall, s’est rendu ce jeudi à la prison de Rebeuss pour rendre visite au chroniqueur Badara Gadiaga, détenu depuis plusieurs semaines.

Arrêté par la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), Gadiaga est poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles » et « offense au président de la République ». Une arrestation qui a déclenché une vive polémique au Sénégal, où plusieurs voix de l’opposition et des organisations de défense des droits humains dénoncent une violation flagrante de la liberté d’expression.

D’après Le Quotidien, cette démarche du bâtonnier revêt avant tout un caractère humain et symbolique : il s’agit, explique le journal, d’un geste de solidarité, de compassion et de soutien moral envers le détenu.

La présence de Me Aly Fall à Rebeuss, au-delà de son aspect protocolaire, traduit également l’attention particulière du barreau à l’égard d’un dossier qui continue de diviser l’opinion publique et de nourrir le débat sur les limites de la liberté d’expression au Sénégal.

Coalition Diomaye : des alliés contestent Aïda Mbodj et lancent une plateforme parallèle

La coalition présidentielle connaît ses premières turbulences internes. Selon Les Échos, plusieurs alliés de la mouvance de Bassirou Diomaye Faye pointent du doigt le mode de gestion d’Aïda Mbodj, qu’ils jugent trop autoritaire.

D’après le quotidien, la présidente de la coalition est accusée d’exclure régulièrement certains membres du groupe WhatsApp des leaders pour avoir exprimé un avis divergent. Un climat de méfiance et de censure se serait ainsi installé, entraînant une certaine léthargie parmi les militants.

Face à cette situation, une frange d’alliés a choisi de créer un nouvel espace de réflexion et d’action : la Plateforme nationale de la majorité présidentielle Jub Jubal Jubanti, dirigée par Sidy Makhtar Coly et Pape Sène. Présentée comme une alternative dynamique, cette structure revendique déjà plus de 400 membres, réunis dans un groupe WhatsApp où se tiennent des débats réguliers sur la gouvernance, les décisions du président Diomaye Faye, du Premier ministre ainsi que les activités de l’Assemblée nationale. Ces discussions ont même abouti à l’élaboration d’un plan de communication gouvernemental, présenté à l’Assemblée nationale et salué par les autorités.

Informée de cette initiative, Aïda Mbodj et ses partisans dénoncent ce qu’ils qualifient de manœuvre visant à « saboter l’unité de la coalition ». L’ancienne ministre balaie toute idée de léthargie interne et assure que la coalition reste active, citant de récentes propositions soumises au chef de l’État, notamment un projet de changement de nom et de perspectives.

Cette polémique a relancé les débats au sein du groupe WhatsApp des leaders. Certains membres continuent d’afficher leur soutien à Aïda Mbodj et reprochent aux dissidents d’utiliser les canaux internes pour préparer une opposition déguisée. D’autres, en revanche, invitent les frondeurs à quitter la coalition pour éviter les tensions.

De leur côté, Sidy Makhtar Coly et ses alliés assument pleinement leur démarche. Ils affirment agir en dehors du cadre officiel de la coalition depuis plusieurs mois, tout en maintenant leur loyauté au projet politique de Diomaye Faye. Refusant de céder aux attaques, ils disent vouloir se concentrer sur l’essentiel : accompagner le régime et contribuer à son rayonnement.

« Au nom du Projet, de la Dette et de la sainte Reddition des Comptes : L’Errance d’un Pouvoir », (Par Pape Mahawa Diouf)

Bientôt deux années se sont écoulées, et le duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko semble naviguer à vue, incapable de dessiner une trajectoire claire pour le Sénégal. Au-delà des déclarations sensationnelles et des promesses révolutionnaires, où sont les actes tangibles ? Où se cache cet agenda si fameux, constamment évoqué mais jamais révélé ? L’errance gouvernementale est devenue la règle, et le cap, une énigme que personne ne peut résoudre.

Au nom du « Projet » : La Grande Illusion

On nous présente un Sénégal exsangue, retrouvé en « zone rouge », au « quatrième sous-sol », selon les termes du Premier ministre. La faute en incomberait exclusivement aux régimes passés. Certains, dans une outrecuidance sans borne, osent affirmer que si tous les dirigeants depuis l’indépendance avaient gouverné comme le PASTEF au pouvoir, le pays serait aujourd’hui développé. Prétention vertigineuse ! Vivons-nous dans le même pays ?

Au nom d’un « projet » que personne n’a jamais vu, dont nul ne connaît les contours, devrions-nous nous taire ? Accepter sans broncher que l’on efface d’un trait de plume l’œuvre et l’action de figures qui ont bâti cette nation : Léopold Sédar Senghor, Cheikh Anta Diop, Mamadou Dia, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Macky Sall, et tant d’autres ? Cette tentative de réécriture historique par des raccourcis vulgaires est inacceptable. Le Sénégal est le fruit de grands compromis, d’hommes d’État, d’intellectuels et de leaders religieux qui ont patiemment construit cette démocratie – la même qui vous a permis d’accéder au pouvoir.

Au nom de la Dette : Le Naufrage Annoncé

Argument suprême pour justifier par avance l’échec, la dette sert de prétexte à un renoncement généralisé. Pourtant, les audits des institutions nationales comme l’IGF et la Cour des Comptes n’ont pas suffi ; il a fallu mandater un cabinet privé, Mazars, pour tenter de convaincre des partenaires devenus méfiants.

La communication gouvernementale calamiteuse sur nos finances a paniqué les marchés. Par indélicatesse et incompétence, elle a dynamité en quelques mois une réputation de sérieux bâtie sur des décennies. La conséquence fut immédiate et cinglante : l’agence Standard & Poor’s a abaissé la note du Sénégal à « B » avec perspective négative, un précédent historique. Le FMI a suspendu son programme de 1,8 milliard de dollars.

Las de convaincre et après avoir accepté les injonctions les plus rudes (austérité, fin des subventions), le pouvoir change de narrative et s’attaque aujourd’hui au FMI, désormais accusé de complicité dans une « dette cachée ». Au nom de cette dette, on exige des Sénégalais qu’ils supportent le matraquage fiscal, la fin des filets sociaux (BSF, CMU, CESAME, bourses étudiantes) et la suppression des subventions sur les hydrocarbures et les denrées de base. Alors qu’une crise économique menace la stabilité du pays, c’est la capacité même de l’État à gouverner qui est en jeu.

La réalité derrière le discours : une économie à l’arrêt

Le discours sur la dette masque une réalité insidieuse : une économie étouffée par des décisions hasardeuses.

· Le monde agricole en crise : La campagne agricole s’annonce désastreuse. Prix des intrants explosés, distribution des semences en retard, soutien étatique inexistant. Face à la destruction des surfaces agricoles, comme dans la vallée de l’Anambé, l’État brille par un mutisme et un immobilisme déconcertants.
·Touba sous les eaux : La ville sainte est inondée comme jamais, et l’appel à l’aide du Khalife se heurte au refus des autorités de déclencher le plan ORSEC. L’abandon est sidérant.
· Le BTP asphyxié : Pillier pourvoyeur d’emplois, le secteur est à l’arrêt. Blocage des chantiers, arriérés de paiement de l’État dépassant les 300 milliards FCFA, exode de la main-d’œuvre, entreprises étranglées qui licencient et ferment. Une autre indélicatesse aux conséquences sociales dramatiques.
· L’assassinat des médias : Sous couvert de restructuration, 381 organes de presse sont menacés de mort, jetant des milliers de travailleurs au chômage. Sabrer dans le financement des médias, c’est porter un coup bas à la démocratie sénégalaise. L’histoire s’en souviendra.

Mais le casse du siècle ne réussirait pas sans la sacro-sainte Reddition des Comptes

Derrière les effets d’annonce et la mise en scène spectaculaire de procès politiques se cache un dessein inavouable : soumettre l’État de droit et museler les libertés.

Au nom de la transparence, on a livré en pâture à une opinion publique surchauffée des acteurs politiques sans qu’aucun procès équitable n’ait encore eu lieu. Pire, au nom de cette même reddition, ce sont désormais les institutions républicaines elles-mêmes (Présidence, Cour suprême, Conseil constitutionnel) et leurs représentants (magistrats, presse, société civile) qui sont combattus. Les réflexes insurrectionnels de l’opposition ont survécu à l’accession au pouvoir. C’est inacceptable.

Conclusion : L’Imposture du « En Même Temps »

Rien ne semble les arrêter dans leur fuite en avant. Purges arbitraires, musellement des dissidents, emprisonnement de chroniqueurs, insultes publiques : tout y passe.

Et pendant ce temps, le pays navigue dans un flou artistique total. Nous ne sommes ni dans une économie libérale, ni dans un développement endogène. Nous ne sommes plus souverainistes anti-CFA, mais pas non plus en partenariat assumé avec les institutions de Bretton Woods, pourtant sollicitées. Nous sommes membres de la CEDEAO tout en sublimant les putschistes de l’AES. On demande à la France de « dégager » tout en lui réclamant un séminaire intergouvernemental.

Cette schizophrénie politique n’est pas une force ; elle est le symptôme d’une absence criante de vision. Le Sénégal, lui, trinque.

Voilà pourquoi, il devient urgent et nécessaire que les forces vives du pays se dressent pour bâtir une alternative au destin chaotique qu’ils promettent au pays.

Par Pape Mahawa Diouf

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