Affaire Fallou Séne : « Pourquoi on ne veut pas internationaliser le combat »

Un an après la mort de l’étudiant Mohamadou Fallou Séne, son meurtrier court toujours. Assane Dioma Ndiaye, l’avocat de la famille de la victime et président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme ( Lsdh), ainsi que les pensionnaires de l’Université Gaston Berger (Ugb) réclament justice. Mais, pour l’instant, il n’est pas question d’internationaliser le combat.

« L’affaire est au point mort, constate Me Ndiaye. Ce sera très difficile de suivre un dossier que le procureur, qui est le robinet pénal, ne veut pas ouvrir. Dans un état de droit, s’il y a mort d’homme qui a créé un trouble à l’ordre public, des traumatismes qui entraînent même des journées noires, il doit y avoir jugement. » Pour autant, la partie civile n’entend pas recourir aux juridictions internationales.

Et pour cause. « Ce n’est pas du tout joli de traîner à chaque fois le nom du Sénégal au tribunal de la Cedeao, signale Me Assane Dioma Ndiaye. La justice internationale doit être une subsidiarité, une exception. Et on ne veut pas que les gens se demandent pourquoi on laisse toujours notre justice pour solliciter celle de la Cedeao. » L’avocat se dit toujours optimiste que ce dossier sera étudié par la justice.

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