En Iran, le mouvement de contestation entre, mardi 6 janvier, dans son dixième jour. Alors que les manifestations se sont poursuivies à Téhéran et quelques villes de province, les Iraniens ont à l’esprit les menaces d’intervention du président américain Donald Trump, dans le cas où de nouveaux manifestants seraient tués. Les responsables iraniens prennent très au sérieux les menaces de Donald Trump. Plusieurs dirigeants iraniens ont mis en garde les États-Unis, mais aussi Israël, en affirmant que l’Iran répondra immédiatement et avec fermeté à toute action militaire.
Dans la population, tout le monde parle bien sûr des menaces de Donald Trump, surtout après la capture du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines au Venezuela.
Une telle opération serait difficile à mener en Iran. En effet, la capitale iranienne est située à plus de 1 000 kilomètres du golfe Persique où sont installées les principales bases américaines dans la région.
Mais, en juin dernier, lors de la guerre de douze jours déclenchée par Israël contre l’Iran, le président américain avait déclaré que le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, était une cible facile. Donald Trump avait pour autant précisé qu’il ne cherchait pas à le tuer pour l’instant.
