Sept mois plus tard, le député estime que les faits lui donnent raison. « Sept mois après, la vie n’a fait que confirmer ce que je disais et mes craintes », affirme-t-il, avant d’enfoncer le clou : « Les députés n’ont reçu aucune information sur l’achat des véhicules et n’ont pas été consultés ». 

Pour Guy Marius Sagna, cette situation engage directement la responsabilité du Bureau de l’Assemblée nationale. « Cela montre une défaillance et un manque de vigilance du Bureau de l’Assemblée nationale dont la majorité des membres, au nombre de 17, plus les représentants des groupes parlementaires (03), n’a pas joué son rôle, n’a pas représenté les 145 autres députés ni le peuple », dénonce-t-il. Il va plus loin en exigeant des comptes : « La majorité de ces 20 députés doit des comptes et des excuses aux députés et au peuple sénégalais », repris par exclusif .

Le député n’épargne pas non plus ses collègues parlementaires restés silencieux. « Cependant, parmi ces 140 autres députés qui n’assistent pas aux réunions du Bureau de l’Assemblée nationale, la majorité a gardé un silence complice sur la question des voitures », fustige-t-il. Selon lui, une autre attitude aurait pu changer le cours des choses. « Or, s’ils avaient eu une autre posture, les choses ne se seraient pas passées ainsi ». 

Guy Marius Sagna tient toutefois à saluer les rares résistances internes. « Je salue, félicite et encourage les membres du Bureau de l’Assemblée nationale qui résistent, même s’ils sont minorisés », souligne-t-il. 

Replaçant le débat dans un contexte plus large, il rappelle les efforts de transparence engagés par l’exécutif. « Le gouvernement du Sénégal a informé le peuple de l’importance de la dette du Sénégal, dont une part de dette cachée », dit-il, ajoutant que « le gouvernement a informé le peuple des actes anti-nationaux posés par le régime de Macky Sall et de la situation difficile de nos finances publiques ». 

Dès lors, le rôle de la majorité parlementaire est clair, selon lui. « Le rôle de la majorité des députés est de soutenir le gouvernement dans la rationalisation des dépenses, dans la réduction du train de vie de l’État, dans le serrement de la ceinture », martèle-t-il. Sur le dossier des véhicules, le député se montre particulièrement sévère : « Sur cette affaire des véhicules, l’Assemblée nationale a été un mauvais exemple qu’il faut critiquer, dénoncer et ne pas imiter »

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