Les Pharaons font tomber le champion ! L’Égypte élimine la Côte d’Ivoire (3-2) grâce à un grand Salah et un réalisme froid. Direction les demies face au Sénégal.L’expérience a parlé, et elle a parlé fort. Dans la fournaise du stade Adrar d’Agadir, l’Égypte a fait tomber le champion en titre au terme d’un quart de finale haletant et riche en rebondissements (3-2). Face à une Côte d’Ivoire joueuse mais naïve, les Pharaons ont livré une leçon de pragmatisme et de réalisme froid. Dominés dans le jeu, les hommes d’Hossam Hassan ont su piquer là où ça fait mal, portés par un Mohamed Salah impérial et une gestion tactique chirurgicale qui les propulse dans le dernier carréMarmoush frappe d’entrée, la Côte d’Ivoire paie ses erreurs
Les Éléphants n’ont pas eu le temps de respirer. Dès la 4e minute, une perte de balle coupable du capitaine Franck Kessié offrait l’ouverture du score à Omar Marmoush, clinique face à Fofana (1-0). Si la Côte d’Ivoire monopolisait le ballon, elle se heurtait au réalisme glaçant des septuples champions d’Afrique. Sur corner, Salah déposait une offrande sur la tête de Ramy Rabia pour le break (32e). Sonnés mais vivants, les Ivoiriens reprenaient espoir juste avant la pause grâce à un but contre son camp malheureux d’Ahmed Fatouh (2-1, Salah, le maître du temps et de l’espace
Le retour des vestiaires fut fatal aux espoirs ivoiriens. Au terme d’une action collective sublime, Mohamed Salah, à la conclusion d’un service d’Ashour, ajustait Fofana de près (52e). 3-1. Le 11e but du « Roi d’Égypte » face à une 11e nation différente en CAN sonnait le glas des ambitions des tenants du titre. La réduction du score tardive de Guéla Doué (73e), profitant d’une rare erreur d’El Shenawy, ne changeait rien à l’issue : les Pharaons avaient déjà cadenassé la Le Sénégal en ligne de mire
L’Égypte élimine le champion et envoie un message retentissant : pour aller au bout, il faudra passer sur le corps des Pharaons. La demi-finale face au Sénégal s’annonce déjà comme un choc titanesque, un duel de styles entre la forteresse des Lions de la Teranga et le pragmatisme égyptien. Salah et les siens ne sont peut-être pas les favoris des bookmakers, mais ils ont prouvé à Agadir qu’ils savaient comment gagner les grands matchs.
