A. Tall, vendeur de Tangana, a été acquitté par la Chambre criminelle après avoir passé sept années en détention préventive. Les faits remontent au 25 décembre 2019, rapporte L’Observateur, qui a assisté à l’audience.
Ce jour-là, le corps sans vie de F. Ndao est découvert sur une piste menant à la forêt classée de Saly Portudal. L’enquête s’oriente rapidement vers la piste téléphonique de la victime. En février 2020, les gendarmes interpellent A. Tall à Joal. Lors de son arrestation, il est trouvé en possession de deux téléphones appartenant à la défunte, de sa pièce d’identité ainsi que de quelques effets personnels, des éléments alors jugés compromettants.
À la barre, l’accusé a livré une version qu’il dit n’avoir jamais variée. Il explique avoir retrouvé un sachet contenant ces objets sur la table de son commerce, lors d’une foire, pensant qu’un client les avait oubliés. De retour un mois plus tard dans son village natal de Nioro du Rip, il commet ce qu’il qualifie lui-même de « maladresse » : insérer sa carte SIM dans l’un des téléphones afin de permettre au propriétaire de le joindre.
Ce geste permettra toutefois aux enquêteurs de le localiser. Le parquet, peu convaincu par cette explication, avait requis la réclusion criminelle à perpétuité, se fondant principalement sur la détention des effets personnels de la victime.
Cependant, la Chambre criminelle a estimé que les charges réunies étaient insuffisantes pour établir la culpabilité de l’accusé. A. Tall a ainsi été acquitté et remis en liberté, rapporte le quotidien du Groupe Futurs Médias.
