Le dossier judiciaire impliquant Bineta Sarr, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Bineta mécanicienne », a connu son dénouement après plusieurs semaines de détention. La créatrice de contenus a été libérée vendredi, à l’issue du verdict rendu par le Tribunal des flagrants délits de Pikine–Guédiawaye, mettant fin à 23 jours d’incarcération.
D’après L’Observateur, le tribunal n’a pas suivi les réquisitions du parquet dans cette affaire mêlant des faits liés aux mœurs, aux stupéfiants et à la présence de mineures. Bineta Sarr, A. W. Diallo propriétaire de l’appartement meublé où les faits se seraient déroulés ainsi que F. Mbow et A. Souaré, ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis, une peine qui a entraîné leur mise en liberté immédiate.
S’agissant des autres prévenus, le tribunal s’est montré plus clément encore. Alors que le ministère public avait requis six mois de prison ferme, la juridiction a prononcé leur relaxe pure et simple, sans amende, mettant ainsi un terme définitif à cette procédure judiciaire largement suivie par l’opinion publique.
Les faits remontent à la nuit du 31 décembre 2025, lorsqu’une intervention des forces de l’ordre dans un appartement situé à Keur Massar avait conduit à l’interpellation de quatorze personnes. Les enquêteurs avaient alors fait état de la découverte de produits stupéfiants, de la présence de mineures et d’images jugées contraires aux bonnes mœurs, provoquant une vive réaction sur les réseaux sociaux.
À l’audience, le parquet avait évoqué l’existence d’un groupe organisé, dénonçant une atteinte aux valeurs sociales. La défense, de son côté, avait plaidé une dérive de jeunesse, sans préméditation ni organisation criminelle. Une thèse qui a manifestement convaincu le tribunal, lequel a opté pour une réponse judiciaire mesurée.
