La commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) devait se réunir ce dimanche pour examiner le dossier des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal. Mais, selon des sources au sein de la CAF, la séance a été reportée à mardi, à la demande de la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui a sollicité un délai supplémentaire afin de préparer son dossier de défense.
Dans le même temps, un point de procédure a été acté: Ousmane Kane, président sénégalais de la commission de discipline de la CAF, a été temporairement écarté de l’examen de cette affaire en raison de l’implication directe de son pays dans le dossier. Il ne s’agit pas d’une mesure exceptionnelle, mais d’un mécanisme prévu par le protocole de la CAF, appliqué dès lors qu’un risque de conflit d’intérêts peut être soulevé. L’objectif est clair: garantir la neutralité de la commission et protéger la crédibilité du processus disciplinaire.
Un report demandé par la FSF, dans un climat de tension
Le report intervient dans un contexte de tension médiatique, alimentée notamment par les déclarations du président de la FSF, Abdoulaye Fall, qui a mis en cause le Maroc et la CAF, estimant que le Royaume exercerait une influence déterminante sur l’instance continentale.
«Le Maroc tient la CAF, il faut le dire: ils tiennent tout en main et décident de tout», a déclaré Abdoulaye Fall lors d’un rassemblement organisé samedi, ajoutant que peu de pays oseraient s’opposer à Dans la même intervention, le président de la FSF a présenté le Sénégal comme une exception, affirmant que le Maroc n’aurait pas imaginé qu’une autre sélection puisse l’empêcher d’être champion, et que «personne ne s’est opposé au Maroc comme le Sénégal l’a fait», selon des propos rapportés par des médias.
