La huitième édition des Rencontres sur le Marché des titres publics (Remtp) s’est ouverte mardi 27 janvier à Lomé. À cette occasion, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Jean-Claude Kassi Brou, a mis en exergue les actions et priorités pour un marché élargi, profond et capable d’accompagner les besoins des pays de l’espace Uemoa , rapporte le soleil

LOME- Au Togo, s’est ouvert, mardi 27 janvier, la huitième édition des Rencontres sur le Marché des titres publics. Le thème retenu, cette année, est : « Marché des titres publics : consolidation des acquis et stratégies d’adaptation aux défis émergents ». En marge de la cérémonie d’ouverture, la directrice d’Umoa-Titres, Oulimata Ndiaye Diassé, s’est réjouie des importants résultats enregistrés ces dernières années, notamment en 2025 où les États sont parvenus à lever 11 858 milliards de FCfa. « Les résultats illustrent cette croissance au fil des années. En 2025, les ressources mobilisées sur le marché des titres publics ont atteint 11.858 milliards de FCfa avec un encours de la dette à la même date de 21.629 milliards de FCfa. Mais, au-delà de ces volumes significatifs mobilisés, nous pouvons également mettre en avant un bilan qualitatif satisfaisant », a-t-elle dit. À en croire Mme Diassé, une régularité et une prévisibilité des émissions ont également été observées, de même qu’une diversification graduelle des maturités et une professionnalisation continue des pratiques tant au niveau des émetteurs qu’au niveau des intermédiaires et investisseurs.

Présidant les travaux, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Jean-Claude Kassi Brou, a magnifié le rôle catalyseur d’Umoa-Titres dans la mobilisation des financements et l’accompagnement des États. Pour lui, les performances enregistrées sont globalement encourageantes, car le marché des titres publics dispose encore d’une marge de progression importante pour atteindre son plein potentiel et jouer son rôle dans le financement du développement. Aujourd’hui, face à des besoins et des financements structurellement croissants, les principaux défis à relever sont notamment le renforcement de la capacité d’absorption du marché à travers l’énergie et la diversification de la base des investisseurs, le développement et l’approfondissement du marché secondaire ainsi que la dynamisation de l’activité des spécialistes en valeur des titres. Le gouverneur de la Bceao estime que l’approfondissement du marché demeure une priorité majeure. Cela requiert, à ses yeux, un environnement de nature à attirer davantage les investisseurs institutionnels, notamment les fonds de pension, les caisses de retraite, les compagnies d’assurance, les caisses de dépôt.

Pour un marché plus performant

Au regard de Jean-Claude Kassi Brou, l’efficience du marché financier repose également sur l’existence d’une liquidité suffisante, continue et de qualité, des conditions essentielles à son bon fonctionnement et à sa crédibilité. « C’est précisément dans cet esprit que s’inscrit notre deuxième priorité consacrée au renforcement durable de la liquidité. Celle-ci constitue un levier déterminant pour assurer une diffusion efficiente des titres souverains auprès de large éventail d’investisseurs, incluant les investisseurs institutionnels, non contraires (qu’est-ce que cela veut dire ?), les investisseurs internationaux », a expliqué le gouverneur de la Bceao. En outre, il estime que l’amélioration de la liquidité du marché secondaire conditionne une formation plus transparente, plus fiable et puissante, permettant à la dette souveraine d’assurer pleinement son rôle d’actif de référence au sein d’un marché financier régional intégré.

L’autre priorité majeure, selon Jean-Claude Kassi Brou, est la dynamisation et le développement du marché secondaire. Pour lui, l’évolution du taux d’accès aux services financiers dans l’Union a conduit les autorités monétaires et financières à placer l’inclusion financière au cœur des priorités stratégiques de ces dernières années. Sur un autre registre, Jean-Claude Kassi Brou juge que la nouvelle stratégie d’inclusion financière, adoptée en 2025, devrait permettre d’atteindre un taux de plus de 86 % en 2030. En 2026, les huit pays ambitionnent de lever, au total, 12.700 milliards de FCfa (près de 1.000 milliards de FCfa) de plus qu’en 2025.

12.700 milliards de FCfa à lever en 2026

Pour le directeur d’Umoa-Titres, Oulimata Ndiaye Diassé, cette perspective met donc en évidence la nécessité de disposer d’un marché plus profond, capable d’absorber des volumes très importants, tout en offrant des repères de prix beaucoup plus fiables. En 2025, les États de l’Uemoa ont mobilisé sur le Marché des titres publics 11.858 milliards de FCfa. À côté de la Côte d’Ivoire, le Sénégal fait partie des pays qui ont le plus performé. Il a levé 2.225 milliards de FCfa grâce à des Bons et Obligations assimilables du Trésor.

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