Après l’attaque perpétrée contre la base aérienne 101 de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier, le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, a directement mis en cause la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Dans une déclaration menaçante, il accuse ces pays d’avoir « sponsorisé » l’assaut, tout en remerciant les « partenaires russes » pour leur soutien défensif, rapporte Jeune Afrique.

Quelques heures après l’attaque qui a visé une zone stratégique de l’aéroport international de Niamey, le général Tiani n’a pas mâché ses mots. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter », a-t-il averti sur les ondes de la radio publique La Voix du Sahel, selon les propos relayés par Jeune Afrique.​

L’attaque, survenue peu après minuit, a ciblé la base aérienne 101, qui abrite à la fois l’armée de l’air nigérienne, une base de drones et le quartier général de la Force unifiée, précise le magazine panafricain. Selon le ministre de la Défense, le général Salifou Modi cité par le média, « un groupe de mercenaires télécommandés » a mené l’assaut pendant une trentaine de minutes avant d’être repoussé par une « riposte aéroterrestre ».​

Le bilan officiel rapporté par JA fait état de vingt assaillants tués, dont un ressortissant français, et de onze arrestations. Côté nigérien, quatre militaires ont été blessés et des dégâts matériels sont signalés, notamment un stock de munitions incendié et des impacts sur trois avions civils.​

Dans son allocution, le général Tiani a tenu à féliciter les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les « partenaires russes qui ont défendu avec professionnalisme leur secteur de sécurité ». 

Si la junte privilégie la piste du mercenariat commandité, des experts interrogés par Jeune Afrique, comme Beverly Ochieng de Control Risks, rappellent que la menace jihadiste (JNIM et EIGS) reste élevée autour de la capitale. Par ailleurs, l’attaque survient dans un contexte de tensions autour du stock d’uranium entreposé sur le site, objet d’un conflit ouvert avec le groupe français Orano, note l’article.

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