La réunion du Secrétariat exécutif national (SEN) du Parti socialiste (PS), convoquée samedi à l’initiative de sa secrétaire générale nationale, Aminata Mbengue Ndiaye, n’a finalement pas eu lieu. Un coup de théâtre qui a laissé les responsables du parti dans l’expectative et ravivé les tensions internes autour de la question du congrès.

Cette rencontre était pourtant annoncée comme décisive. Elle devait permettre d’examiner le rapport de la commission spéciale chargée de proposer des réformes statutaires et, surtout, de statuer sur la fixation d’une date pour un congrès extraordinaire, enjeu majeur pour l’avenir de la formation socialiste. Mais alors que les membres du SEN prenaient place dans la salle, marquée par une forte mobilisation des partisans de Serigne Mbaye Thiam, largement majoritaires, la présidente du parti n’a pas fait son apparition.

Selon des sources internes, l’absence d’Aminata Mbengue Ndiaye a été justifiée par la survenue d’un troisième deuil le même jour. Une explication qui n’a toutefois pas dissipé le malaise né de cette défection inattendue.

Face à cette situation, la secrétaire générale aurait proposé à Aïda Sow d’assurer la présidence de séance. Une option aussitôt écartée par l’intéressée, qui a estimé ne pas disposer de la légitimité requise pour diriger les travaux. C’est finalement Abdoulaye Vilane qui a pris la parole pour annoncer l’annulation pure et simple de la réunion.

Cet épisode intervient dans un climat de fortes tensions au sein du PS, où les rapports de force semblent en pleine recomposition. La démonstration de force des soutiens de Serigne Mbaye Thiam et l’absence de la cheffe du parti à une réunion qu’elle avait elle-même convoquée alimentent les interrogations sur la capacité de la direction actuelle à mener les réformes promises et à surmonter les divisions internes qui fragilisent le parti.

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