Le parquet de Paris a mené une perquisition dans les locaux parisiens du réseau social X dans le cadre d’une enquête sur ses algorithmes. En cause : des soupçons de manipulation des contenus et de graves manquements aux obligations légales.

Le parquet de Paris a mené une perquisition dans les locaux parisiens du réseau social X dans le cadre d’une enquête sur ses algorithmes. En cause : des soupçons de manipulation des contenus et de graves manquements aux obligations légales. Concrètement, la plateforme est accusée de manipuler son algorithme de recommandations pour ses usagers. Plusieurs plaintes émanant d’internautes avaient été adressées par l’Arcom à la Commission européenne. Ces algorithmes sont « susceptibles d’avoir faussé le fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données. Les magistrats et assistants spécialisés de la section de lutte contre la cybercriminalité saisis l’analysent et procèdent aux premières vérifications techniques », a indiqué le parquet auprès de nos confrères de France Info.

Des évolutions récentes de la plateforme

À ces accusations viennent s’ajouter de nouveaux éléments dans le dossier… des éléments qui prennent en compte les évolutions récentes de la plateforme comme l’intégration de Grok « ayant conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel. Les enquêteurs s’intéressent de près à de nouvelles infractions, suspectant entre autres une « complicité de détention d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique », la « contestation de crime contre l’humanité » ou encore la « complicité de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée d’image de mineurs présentant un caractère pédopornographique ». Dans ce cadre, le parquet de Paris a transmis plusieurs convocations pour des « auditions libres ». Elon Musk (propriétaire du réseau social) et Linda Yaccarino (ancienne directrice de l’entreprise) sont attendus le 20 avril prochain. Tous deux devront s’expliquer « sur les faits » et présenter de nouvelles « mesures de mise en conformité envisagées ». « Des salariés de la plateforme X sont également convoqués la semaine du 20 au 24 avril 2026 pour être entendus en qualité de témoin », précise par ailleurs le parquet dans un communiqué.

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