Le parquet de Lyon a annoncé samedi 14 février à l’AFP la mort de Quentin, un étudiant de 23 ans qui était hospitalisé depuis jeudi à Lyon (Rhône) dans un état grave, après une violente agression. « L’enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances », a précisé le parquet dans un communiqué.

Le jeune homme, proche du collectif identitaire Némésis, avait été gravement blessé, dans la soirée de jeudi, à Lyon. Les faits se sont produits en marge d’une conférence donnée par l’eurodéputée La France insoumise à Sciences Po Lyon et d’une mobilisation du collectif identitaire. Une enquête pour « violences aggravées » avait ensuite été ouverte par le parquet.

La famille du jeune militant a dénoncé, via son avocat « un crime », appellant « au calme et à la retenue »« Un guet-apens, méthodiquement préparé, semblerait bien avoir été tendu à Quentin par des individus organisés et entraînés, en très large surnombre et armés, pour certain le visage masqué, ayant effectué des repérages préalables et disposant a priori de complicités. Ces faits, s’ils sont confirmés par l’enquête (…) constituent un crime », écrit Fabien Rajon dans un communiqué.

« Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï », s’est ému de son côté Emmanuel Macron sur X(Nouvelle fenêtre). « A sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation », poursuit le chef de l’Etat, rappelant qu’en « République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue ». « La mort de Quentin est une tragédie », a jugé le maire de Lyon Grégory Doucet dans un communiqué, ajoutant « qu’aucun désaccord politique ne peut justifier la violence ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *