L’enquête portant sur l’affaire dite Pape Cheikh Diallo et Cie connaît une nouvelle évolution majeure. Interpellé par la Brigade de recherches de Keur Massar, Ibrahima Magib Seck est passé aux aveux, reconnaissant avoir participé à l’organisation d’une rencontre à caractère sexuel dans le quartier des Les Mamelles, au domicile du principal mis en cause.

Selon les révélations du quotidien Libération dans son édition du mardi 17 février, le suspect, arrêté en même temps que trois autres personnes dont un ressortissant français a admis l’existence d’une « soirée partouze » impliquant plusieurs participants. D’après ses déclarations, cette rencontre donnait lieu à des pratiques sexuelles multiples.

Les investigations se poursuivent activement. Les enquêteurs s’intéressent désormais à d’autres personnes identifiées, notamment via des groupes sur WhatsApp. Une nouvelle vague d’interpellations serait imminente, les forces de l’ordre exploitant les échanges électroniques pour remonter l’ensemble du réseau, précise la même source.

Un aspect jugé particulièrement préoccupant concerne la santé publique. Sur les seize individus arrêtés à ce stade, douze seraient porteurs du VIH. D’après un communiqué de la gendarmerie, certains mis en cause auraient entretenu, en toute connaissance de cause, des rapports sexuels non protégés, exposant ainsi leurs partenaires au virus.

Sur le plan judiciaire, les faits pourraient être requalifiés en actes contre nature et en transmission volontaire du VIH. L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’interpeller l’ensemble des personnes impliquées, notamment dans la zone de Keur Massar.

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