A. Kane procédait à une série d’enlèvements et de vols de bijoux ciblant exclusivement de très jeunes écolières, âgées pour la plupart d’environ 10 ans précise Pulse

La quinquagénaire a été arrêtée et écrouée à la prison de Mbour lundi dernier. Grâce au sang-froid d’une écolière de CM1, la « terreur des écolières » a enfin été démasquée. Il s’agit d’A. Kane, une commerçante de 45 ans, divorcée et mère de cinq enfants, domiciliée à Yeumbeul, dans la banlieue dakaroise. Incarcérée depuis avant-hier lundi, à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour, elle a été interpellée par les éléments du commissariat urbain de Diamaguène.

Elle se présentait aux enfants comme « une amie de maman »
Les faits qui ont conduit à son arrestation remontent à vendredi dernier. Ce jour-là, relate L’OBS, la petite T. Gaye (10 ans), élève en classe de CM1, regagnait son domicile en compagnie d’une camarade, lorsqu’elle a été interpellée par une dame. A. Kane, usant d’un mode opératoire bien rodé, s’est présentée à l’enfant comme « une amie de sa mère ». Elle lui a expliqué que sa maman lui aurait demandé de lui retirer ses boucles d’oreilles et son bracelet avant qu’elle n’arrive à la maison, prétextant un changement de bijoux. Mais cette fois-ci, la stratégie de la prédatrice a échoué. La jeune T. Gaye avait déjà croisé sa route quelques semaines plus tôt.
Le 7 janvier 2026, la même femme était parvenue à ses fins : elle avait emmené la fillette dans un autre quartier de Mbour et lui avait volé ses bijoux, laissant l’enfant livrée à elle-même, avant qu’elle ne retrouve son domicile après des heures de recherche. La mémoire lui revenant, T. Gaye n’est pas tombée dans le panneau. Méfiante, elle a réussi à fausser compagnie à son bourreau et s’est précipitée chez son oncle, dont la maison se trouve à proximité. «Il y a une dame qui rôde, c’est elle qui m’avait déjà pris mes boucles d’oreilles», a-t-elle alerté.

Ses aveux : «Je vole par habitude et j’éprouve du plaisir»
Soumise à un interrogatoire serré, A. Kane a fini par craquer et passer aux aveux. «C’est parce que j’ai peur de la prison que j’ai d’abord menti», a-t-elle confié. Mais ses déclarations suivantes ont glacé le sang des policiers. Loin de se limiter au cas de T. Gaye, elle a reconnu une série de méfaits. «Le vol est une habitude chez moi. J’éprouve du plaisir en volant les boucles d’oreilles et bracelets des écolières. Avant de retourner tranquillement chez moi à Yeumbeul avec le butin», a-t-elle confessé.
Son modus operandi

A. Kane a ainsi décrit sa stratégie : quitter régulièrement son domicile de Yeumbeul pour se rendre à Mbour, repérer les sorties d’écoles, cibler les fillettes esseulées, les attirer par un mensonge (souvent celui de « l’amie de la mère »), les conduire dans un endroit isolé, les dépouiller de leurs bijoux, puis les abandonner avant de prendre le premier taxi ou bus pour rejoindre la banlieue dakaroise. Déférée à la prison de Mbour, A. Kane devra répondre de ses actes devant la Justice. Les chefs d’inculpation devraient inclure l’enlèvement et la séquestration de mineures de moins de 13 ans, ainsi que le vol avec violence ou menace.

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