Le ton monte autour de la question sensible de la divulgation du statut sérologique. Le lutteur Gris Bordeaux a publiquement pris le contrepied du Premier ministre Ousmane Sonko, estimant que « toute personne qui transmet le VIH/SIDA volontairement doit être dénoncée ».

Présenté comme le « 3e tigre de Fass », le champion soutient une ligne de fermeté. Selon lui, lorsqu’une transmission volontaire est établie, l’auteur devrait être « dénoncé, exposé, voire vilipendé partout », au nom de la protection de la santé publique. « La santé n’a pas de prix, et la santé publique doit primer sur les individualités », affirme-t-il.

De son côté, le chef du gouvernement a fermement condamné la divulgation publique du statut sérologique de personnes mises en cause dans une affaire présumée de transmission volontaire du VIH. Ousmane Sonko juge ces pratiques inadmissibles et préjudiciables, notamment pour les familles concernées, rappelant l’importance du respect de la vie privée et de la dignité des personnes.

Cette prise de position divergente illustre un débat délicat entre impératif de santé publique, respect des droits individuels et lutte contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH.

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