L’étau judiciaire se resserre autour de la tiktokeuse Imane Traoré et de ses quatre co-inculpés, arrêtés dans une affaire de détention et de trafic de drogue dure. Le dossier a pris une nouvelle tournure avec l’implication du parquet de Pikine-Guédiawaye.
Selon des sources proches du dossier, le procureur Saliou Dicko a requis l’ouverture d’une information judiciaire. Le chef du parquet aurait également sollicité le placement sous mandat de dépôt des cinq suspects. Après un second retour de parquet intervenu ce mercredi, les mis en cause devraient, sauf changement, être présentés au juge d’instruction ce jeudi en vue de leur incarcération.
Une arrestation à Yeumbeul-Comico
Les faits remontent à la nuit du samedi 21 février 2026. Vers 6 heures du matin, des éléments de la Brigade de recherche du commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico, dirigé par le commissaire Ousmane Diop, ont interpellé cinq individus dans la cité Yves Niang.
L’opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement signalant l’existence d’un réseau actif de trafic de crack dans la zone. Trois personnes ont été surprises en flagrant délit de consommation dans un appartement : Fatimata Traoré, alias Imane Traoré, née en 2005 à Dahra Djoloff et connue sur TikTok ; Djéba Sow, née en 2004 à Yeumbeul, coiffeuse ; et Pape Diouf, né en 2004 à Yeumbeul, conducteur de tiak-tiak. Tous résident à la cité Yves Niang.
Deux autres suspects ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête : Arfang Diouf, né en 2006 à Guédiawaye, sans profession et domicilié à Kounoune, ainsi qu’Ismaïla Bâ, né en 2005 à Dakar, étudiant domicilié à Golf Sud.
Saisies et aveux
Au cours de l’enquête préliminaire, les mis en cause auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés, désignant Pape Diouf comme leur fournisseur. Celui-ci a été interpellé à la station de Yeumbeul alors qu’il circulait sur un scooter de marque Liberty.
Sa collaboration avec les enquêteurs a permis l’arrestation d’un cinquième individu, pris en flagrant délit de livraison. Les policiers ont saisi sur lui deux pierres de crack ainsi que six téléphones portables.
Les perquisitions ont permis la saisie de deux pierres de crack d’un poids total de 8,6 grammes, de matériel de conditionnement (sachets plastiques et papier aluminium), de neuf téléphones portables et de deux scooters.
L’information judiciaire désormais ouverte devra déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire qui suscite déjà une vive attention sur les réseaux sociaux.
