À la suite des déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, annonçant avoir demandé le retrait de la garde rapprochée accordée à Mame Mactar Guèye, le vice-président de l’ONG Jamra a réagi dans un entretien accordé à la RFM.
Relativisant la décision du chef du gouvernement, Mame Mactar Guèye affirme ne pas être attaché à une protection policière permanente. « Je suis le premier à les remercier parce que moi je n’aime pas jouer au Jack Bauer […]. J’ai fait mon travail », a-t-il déclaré, en référence aux éléments chargés de sa sécurité.
Revenant sur les motifs qui, selon lui, justifiaient initialement cette protection, il explique avoir transmis par le passé une liste de personnes à Aly Ngouille Ndiaye, alors ministre de l’Intérieur. Il évoque un document qui comptait 650 noms, avant d’être réactualisé au fil des années. « Certains sont décédés, deux se sont repentis […]. Il fallait enlever tous ces gens de la liste. Ils étaient donc au nombre de 635 », a-t-il soutenu.
Selon lui, cette mise à jour aurait été effectuée malgré des oppositions. « Alhamdoulilahi, j’ai terminé ce travail et c’est pourquoi je n’avais plus besoin de ces gens de la BIP, que je remercie quand même », a-t-il ajouté, estimant sa mission achevée.
Dans la foulée, le responsable de Jamra a réitéré son soutien au procureur Saliou Dicko et au commandant Abdoul Aziz de la brigade de gendarmerie de Keur Massar, saluant leur action.
Cette séquence s’inscrit dans un climat politique marqué par des débats sur la gestion des privilèges sécuritaires et la place des acteurs de la société civile dans les dossiers sensibles.
