La tension sociale persiste dans le secteur éducatif. Le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF) a annoncé un septième plan d’action prévoyant un débrayage de deux heures le mercredi 25 février 2026 à partir de 9 heures, suivi d’une grève totale le jeudi 26 février sur l’ensemble du territoire.

Dans un communiqué officiel, l’organisation syndicale presse le gouvernement d’apporter des réponses « urgentes » à une série de revendications jugées prioritaires par les enseignants décisionnaires.

Des revendications statutaires et sociales prioritaires

Au cœur du mouvement figure l’exigence d’une application diligente des décrets n°2026-65 et 2026-66 du 27 janvier 2026 relatifs au statut des décisionnaires. Le syndicat réclame également l’allongement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, ainsi qu’une révision à la hausse des pensions pour cette catégorie d’enseignants.

Parmi les autres doléances : l’imputation budgétaire des décisionnaires admis à la retraite, la réduction des lenteurs administratives et la publication des arrêtés d’admission définitive au CEAP et au CAP.

Le SADEF plaide en outre pour l’octroi d’indemnités aux enseignants EFA, la suppression de la surimposition appliquée aux rappels de salaires et l’instauration d’une indemnité spéciale d’éloignement au profit des enseignants en poste dans les zones reculées.

Gestion de carrière et encadrement administratif

Le syndicat insiste également sur la régularisation de l’indemnité de sujétion des directeurs des CTP et sur la réouverture du concours NI, considérée comme un levier essentiel pour l’évolution professionnelle des enseignants.

À travers cette nouvelle mobilisation, le SADEF appelle les autorités à accélérer le traitement des dossiers administratifs afin de prévenir une dégradation supplémentaire du climat social dans le secteur.

Ce mouvement s’inscrit dans un contexte marqué par la multiplication des revendications syndicales en faveur d’une meilleure reconnaissance du statut et des conditions de travail des enseignants. Faute d’avancées concrètes, le syndicat prévient qu’il pourrait durcir son mot d’ordre dans les semaines à venir.

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