Face aux tensions récurrentes dans les universités publiques, le ministère de l’Enseignement supérieur mise sur le dialogue. À Diamniadio, Daouda Ngom a procédé à l’installation officielle du Comité du dialogue social du sous-secteur, un mécanisme dédié à la prévention des crises et à la médiation.

Une instance pour prévenir les crises

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a officiellement installé, ce jeudi à Diamniadio, le Comité du dialogue social du sous-secteur de l’enseignement supérieur (Cds-Sesri).

Composée de 18 membres issus de six familles d’acteurs de l’espace académique, la nouvelle instance est placée sous la présidence du Pr Lamine Guèye, ancien recteur. Elle se veut un cadre permanent d’échanges et de concertation.

Un rempart contre la violence universitaire

Dans un contexte marqué par des crises à répétition au sein des universités publiques, le ministre a souligné l’urgence de mettre en place un tel dispositif. Il a précisé que le comité n’est pas un organe de revendication, mais un mécanisme de veille, de prévention et de médiation.
Son objectif consiste à anticiper les tensions et à désamorcer les conflits afin d’éviter que des scènes de violence ne viennent ternir l’image des universités, qualifiées de « temples du savoir ».

Instaurer la confiance et la concertation

Repris par Le Soleil, le Pr Lamine Guèye a insisté sur la nécessité d’instaurer un climat de confiance mutuelle, fondé sur le respect des droits et des responsabilités de chaque partie. Selon lui, le comité devra fonctionner comme un véritable baromètre du climat social, capable d’intervenir de manière continue pour gérer les différends.

Présent à la cérémonie, Mamadou Lamine Dianté, président du Haut Conseil du Dialogue Social, a rappelé que sans stabilité ni dialogue, aucun progrès durable n’est possible dans l’enseignement supérieur.

L’intérêt général en ligne de mire

Clôturant la cérémonie, le ministre Daouda Ngom a exhorté les membres du comité à faire preuve d’impartialité et de rigueur. Il les a invités à placer l’intérêt général au-dessus des considérations catégorielles, afin de contribuer durablement à l’apaisement du climat social et au bon fonctionnement des universités sénégalaises.

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