La tension sociale monte sur le campus de Université Gaston Berger. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété, ce 2 mars 2026, une cessation de 24 heures de toutes les activités pédagogiques pour protester contre les retards dans le paiement des allocations d’études.

Une suspension temporaire des cours

Dans un communiqué rendu public à Saint-Louis, la CESL annonce une suspension des enseignements pour une durée de 24 heures, une mesure jugée « renouvelable » en fonction de l’évolution de la situation.

À l’origine de cette mobilisation : la question des rappels d’allocations dus aux étudiants bénéficiaires. Selon les responsables estudiantins, ce dossier alimente depuis plusieurs semaines un climat de frustration au sein de la communauté universitaire.

Exigence de paiement des rappels

Dans le document signé par le président de séance, Amadou Ba, la Coordination formule deux principales revendications :

  • Le paiement intégral des rappels d’allocations aux ayants droit ;
  • Le maintien des acquis sociaux jusqu’à une révision concertée du décret n°2014-963 relatif aux allocations d’études.

Les étudiants estiment que toute réforme du système doit être menée dans le cadre d’un dialogue inclusif, afin d’éviter une dégradation des conditions sociales sur le campus.

Un climat social sous tension

La CESL réaffirme par ailleurs son engagement pour la défense des intérêts matériels et pédagogiques des étudiants, tout en se disant disposée à poursuivre les discussions avec les autorités universitaires et gouvernementales.

Cette nouvelle mobilisation intervient dans un contexte national marqué par des revendications similaires dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur du Sénégal, où la question des retards de paiement et des modalités de réforme des allocations d’études demeure sensible.

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