Unique buteur de la finale de la CAN 2025, Pape Gueye réalise aussi une grande saison avec Villarreal. Le milieu de terrain sénégalais se distingue, certes, par son gros volume de jeu, ses efforts incessants, mais aussi sa prise de risques sur les sorties de balle, qui, parfois, met en danger. Interrogé sur le sujet, Marcelino a défendu le jeu de son champion d’Afrique , rapporte wiwsport .
Si Villarreal, quatrième de LaLiga après 26 journées, est bien parti pour décrocher une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, il le doit en partie au gros travail de son entraîneur Marcelino et à des tauliers qui réalisent une saison pleine. C’est le cas, notamment, de Pape Alassane Gueye, 27 ans. Auteur de quatre buts et d’une passe décisive en 20 matchs de Championnat cette saison, le milieu de terrain sénégalais se distingue parfois sur sa prise de risque dans la relance.Souvent, l’unique buteur de la finale de la CAN 2025 permet de casser des lignes et d’imprimer du rythme, mais parfois, ses petites scories peuvent mettre en danger son équipe, comme pendant la CAN au Maroc ou même très récemment avec Villarreal, lors du dernier match, perdu au Camp Nou contre le FC Barcelone (4-1). Sa perte de balle avait permis aux Catalans d’ouvrir le score. Avant la réception d’Elche ce dimanche (13h00 GMT), son entraîneur a été interrogé sur son jeu.
Marcelino ne veut pas blâmer Pape Gueye
Marcelino a pris la défense de son champion d’Afrique. « Je crois que le football est un sport collectif, et la qualité des prises de décision du joueur en possession du ballon, associée à l’implication et aux déplacements des autres joueurs, est ce qui permet au jeu collectif d’avoir de la continuité. Un milieu de terrain doit se retourner, vouloir le ballon, effectuer des rotations et faire les bons choix. Les meilleurs, ceux qui ont du talent, comme Pape Gueye, que je considère comme un footballeur exceptionnel, excellent dans la plupart des domaines, et comme tout footballeur, ils commettent des erreurs. Et c’est là que les autres interviennent : pour corriger ces erreurs », justifie l’ancien coach de l’OM.
Pour ce dernier, « si le football était un sport où seul le succès ou l’échec du joueur en possession du ballon comptait, et que tous les autres restaient sur le banc de touche, le football n’existerait pas. Car il y a onze joueurs sur le terrain qui doivent collaborer pour le bien de l’équipe. Donc, si l’un d’eux perd le ballon, un autre doit trouver une solution pour y remédier. Et ensuite, le joueur qui a perdu le ballon doit essayer de le récupérer, car c’est le football, et les erreurs font partie du jeu. Il ne me viendrait donc pas à l’esprit de dire que l’autre jour, par exemple, une perte de possession a entraîné la défaite ou un but encaissé. Je crois que dans une seule action, il y a de nombreux éléments à analyser, et mon rôle est de responsabiliser chacun ; et le seul à blâmer, comme je le dis toujours, c’est celui qui parle ici (lui, l’entraîneur). » Très clair.
