Revenant sur les obstacles rencontrés durant la période pré-électorale, le président a longuement évoqué la dissolution de sa formation d’origine par décret le 31 juillet 2023. Cette décision administrative avait plongé le mouvement dans une impasse juridique totale. « La vérité est que Pastef n’existait plus. Le parti a été dissous par décret le 31 juillet 2023. Mais il a renaît de ses cendres après mon élection », a expliqué Bassirou Diomaye Faye pour justifier l’ingénierie politique déployée à l’époque.
Faute de base légale pour sa propre formation, le candidat de l’époque avait dû s’appuyer sur la solidarité d’autres forces politiques. Le chef de l’État a tenu à saluer la loyauté des responsables qui ont facilité sa marche vers la présidence. « Des hommes nous ont prêté leur récépissé et ont cheminé avec nous », a-t-il rappelé, soulignant que ces alliances stratégiques ont été le socle de la victoire finale, sans pour autant diluer son identité politique originelle.
