Ce vendredi 13 mars c’est la journée mondiale du sommeil. Une journée qui rappelle l’importance d’un sommeil de qualité pour rester en bonne santé physique et mentale. Car l’insuffisance de sommeil est un déterminant de maladies cardiovasculaires. Les explications du Dr Arnaud Prigent, pneumologue au centre du sommeil à la polyclinique Saint-Laurent de Rennes.
Cette journée vise à sensibiliser le grand public aux troubles du sommeil et aux bonnes habitudes permettant de mieux dormir.

Le sommeil joue un rôle fondamental dans le fonctionnement du corps et de l’esprit.  
« Tout comme bien dormir, bien manger, faire de l’activité physique. Ces trois éléments sont un trépied pour rester en bonne santé et rester performant intellectuellement » explique le Dr Arnaud Prigent, pneumologue au centre du sommeil à la polyclinique Saint-Laurent de Rennes.

En France, aujourd’hui les Bretons, comme les Français dorment de moins en moins ; seulement 6h50 en moyenne. On dormait autour de 8h il y a 20 ans.

Les causes sont connues et sont variées :  la pression sociale, le travail posté, et surtout les écrans qui nous détournent du sommeil, indique le médecin.

Adopter quelques gestes simples peut faire une grande différence : se coucher à des horaires réguliers, limiter l’exposition aux écrans avant de dormir et créer un environnement calme et sombre dans la chambre.

Le sommeil et le cœur intimement liés

L’insuffisance de sommeil est un déterminant de maladies cardiovasculaires. « Avoir une durée de sommeil nécessaire et suffisante pour se sentir reposé, c’est essentiel à une bonne santé, y compris cardio-vasculaire », poursuit le spécialiste.

Pendant la nuit, l’organisme se régénère, le cerveau consolide la mémoire et le système immunitaire se renforce. Un manque de sommeil régulier peut entraîner fatigue, difficultés de concentration, irritabilité et, à long terme, augmenter le risque de certaines maladies liées au cœur.

Le sommeil est un temps de repos cardiovasculaire : « votre cœur bat plus lentement, la tension artérielle est plus basse et si vous réduisez cette période de repos cela peut déclencher des maladies cardiovasculaires », détaille le Dr Arnaud Prigent.

Certaines maladies du sommeil sont également associées à un sur-risque cardiovasculaire : « Je pense au syndrome d’apnée du sommeil, même si la croyance que ce syndrome est associé à des maladies cardiovasculaires est sans doute un peu moins vraie que ce qu’on a pensé initialement  », fait remarquer le pneumologue.

Les recherches du centre du sommeil à Rennes

Le centre du sommeil de la polyclinique Saint-Laurent à Rennes participe entre autres à des projets de recherche sur la somnolence au volant. La structure mène également des recherches pour essayer d’identifier certaines formes de respiration qui seraient associées à des maladies cardio-vasculaires, afin de les dépister précocement.

« Pour cela, on suit des patients qui sont appareillés pour un syndrome d’apnée du sommeil ou des patients qui viennent pour se faire enregistrer », explique le médecin spécialiste.

Il faut savoir que chaque année, 140 000 personnes sont victimes de maladies cardiovasculaires. Ces maladies sont la 2e cause de mortalité en France après les cancers, selon Sanofi France.

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