Le gouvernement de la République du Tchad a annoncé, jeudi, qu’une attaque de drone survenue mercredi après-midi dans la localité de Tiné Djagaraba, à l’est du pays, a fait 17 morts et plusieurs blessés parmi les civils.

Dans un communiqué consulté par Anadolu, les autorités tchadiennes indiquent que cette attaque constitue une « énième agression d’une extrême gravité », survenue en dépit de la fermeture de la frontière entre le Tchad et le Soudan et des avertissements adressés aux parties en conflit soudanais.

Le Gouvernement a exprimé sa « profonde consternation » face à cette tragédie, présentant ses condoléances aux familles des victimes et assurant que des mesures immédiates ont été prises pour renforcer la sécurité dans la zone.

Les Forces de défense et de sécurité tchadiennes ont été placées en état d’alerte, avec des instructions fermes pour assurer la protection du territoire et des populations. N’Djamena évoque également la possibilité d’exercer un droit de poursuite sur le territoire soudanais, dans le respect du droit international.

Le Président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a convoqué dans la nuit un Conseil de défense et de sécurité au Palais Toumaï, réunissant les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays.

À l’issue de cette réunion, plusieurs décisions ont été prises, dont la fermeture totale d’environ 1 300 kilomètres de frontière commune avec le Soudan, ainsi que l’envoi d’une mission gouvernementale sur les lieux de l’attaque pour évaluer les dégâts humains et matériels.

Le chef de l’État a également ordonné à l’armée nationale de se tenir prête à « riposter à toute attaque provenant du territoire soudanais », qu’elle émane des forces du général Abdel Fattah al-Burhan ou des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo.

Les autorités tchadiennes ont rappelé que depuis le début du conflit au Soudan, le pays n’a cessé d’appeler au dialogue et à la paix entre les parties belligérantes, tout en supportant les conséquences humanitaires de la crise.

Le gouvernement a par ailleurs mis en garde contre la diffusion de fausses informations et les incitations à la haine sur les réseaux sociaux, susceptibles d’exacerber les tensions entre les communautés vivant de part et d’autre de la frontière.

Enfin, N’Djamena a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour prévenir toute aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région.

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