La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a désigné mercredi 25 mars 2026, l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté comme médiateur chargé de renouer le dialogue avec le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Alors la rupture semble déjà consommée entre l’organisation régionale et ces trois pays sahéliens.
Le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont dirigés par des régimes militaires arrivés au pouvoir entre 2020 et 2023. Ils ont pris leurs distances avec les institutions ouest-africaines et ont quitté l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) l’an dernier. Parallèlement, ils ont formé une alliance politique et sécuritaire appelée Alliance des États du Sahel (AES).
Lansana Kouyaté, ancien secrétaire exécutif de la CEDEAO, a été nommé négociateur principal auprès de ces États. Les autorités de la CEDEAO indiquent que sa mission consiste à favoriser un rapprochement et à rétablir les échanges avec les pays membres de l’AES. Des responsables ouest-africains soulignent son expérience diplomatique comme un atout pour relancer les discussions.
Plusieurs initiatives précédentes n’ont pas permis d’obtenir de résultats concrets. En juillet 2024, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye avait été désigné médiateur sans parvenir à un accord. En mars 2025, le président ghanéen John Dramani Mahama s’était également rendu dans les trois pays dans le même objectif, sans succès.
