La première session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) au titre de l’année 2026 s’est ouverte ce vendredi 27 mars au siège de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les travaux portent notamment sur l’examen des rapports relatifs à la situation économique et monétaire de l’Union au 31 décembre 2025, ainsi que sur l’approbation de plusieurs orientations stratégiques majeures.

Présidée par Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective du Burkina Faso. Au titre de la BCEAO, le conseil passera en revue les rapports sur la situation économique et monétaire de l’Union au 31 décembre 2025. La session doit également statuer sur le renouvellement du mandat des représentants des États membres au sein du Comité de stabilité financière de l’UMOA.

Concernant la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), les ministres se prononceront aussi sur le plan stratégique 2026-2030 « DJOLIBA – la suite », dont l’ambition est de doubler les engagements financiers de la Banque. L’institution vise ainsi 6 500 milliards FCFA (environ 10 milliards d’euros), contre 3 750 milliards FCFA (près de 5,7 milliards d’euros) mobilisés sur la période 2021-2025.

Au titre de la Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), les ministres examineront les projets de décision portant à l’adoption des stratégies de développement du secteur privé de l’UEMOA et de la promotion du dialogue public-privé au sein de l’Union 2025-2030. Il sera également question de statuer sur les projets de décision portant à l’adoption et mise en œuvre de la stratégie de renforcement de la compétitivité des États membres et du secteur privé dans le cadre de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine dans l’espace UEMOA.

Une conjoncture mondiale en amélioration, mais des risques persistants

En dressant le bilan de l’année 2025, le président du Conseil a souligné une orientation favorable de l’économie mondiale, marquée par un ralentissement de l’inflation et un apaisement des tensions commerciales. La croissance mondiale est estimée à 3,3 % en 2025, stable par rapport à 2024, tandis que l’inflation reculerait à 4,1 %, contre 5,8 % un an auparavant. Cependant, les perspectives pour 2026 restent exposées à des risques baissiers liés aux tensions géopolitiques.

Au sein de l’Union, l’activité économique poursuit sa consolidation, avec un taux de croissance de 6,7% enregistré en 2025, après 6,2% en 2024. Le taux d’inflation sur l’ensemble de l’année 2025 est sorti à 0%, contre un niveau de 3,5% en 2024. Le financement de l’économie par les banques s’est accru durant cette période. Enfin, le taux de croissance des crédits à l’économie se situerait à 5,6% fin décembre 2025, après 4,5% un an plus tôt

Malgré ces indicateurs encourageants, les perspectives demeurent dépendantes de l’environnement international, des défis sécuritaires régionaux et des impacts du changement climatique.

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