Algérie a décrété un deuil national de trois jours, à compter ce samedi, sur l’ensemble du territoire national et dans les représentations diplomatiques à l’étranger, avec mise en berne du drapeau national, suite au décès de l’ancien président Liamine Zeroual, lit-on dans un communiqué de la présidence algérienne.


L’ex-chef de l’Etat algérien s’est atteint samedi soir à l’âge de 84 ans des suites d’une longue maladie. Il était hospitalisé à l’hôpital militaire Mohamed Seghir Nekkache à Alger. Selon la présidence algérienne un dernier hommage lui « est rendu, ce dimanche à partir de midi au Palais du Peuple », précisant que le défunt sera inhumé, lundi après la prière du Dohr, dans sa ville natale à Batna (est du pays).


Né le 3 juillet 1941, Liamine Zeroual a rejoint l’Armée de libération nationale à l’âge de 16 ans pour prendre part à la lutte armée contre le colonialisme français. Après l’indépendance, il occupe plusieurs postes dans l’Armée nationale populaire (ANP) : Académie militaire de Cherchell (50 km à l’ouest d’Alger, commandant de Régions militaires, avant d’être promu général en 1988 et d’être nommé à la tête des Forces terrestres, une année après.


Liamine Zeroual a joué notamment un important rôle durant les années 1990, durant la guerre civile qui a fait des milliers de morts en Algérie. En 1994, il est nommé à la tête du Haut comité d’Etat, puis élu en novembre 1995, président de la République.


Selon les observateurs de la scène algérienne, « il a notamment entrepris un travail visant à desserrer l’embargo international imposé à l’Algérie depuis l’arrêt du processus électoral de 1992 qui a vu le parti islamiste du front islamique du salut (FIS) remporté la majorité des sièges à l’assemblée nationale ».
Il a décidé, en septembre 1998 d’écourter son mandat et d’organiser une élection présidentielle anticipée tenue en 1999.

L’homme s’est ensuite retiré dans sa ville natale et a refusé de répondre aux nombreux appels à se présenter aux élections présidentielles organisées depuis 2004.


Son nom a été également cité avec l’avènement du mouvement populaire de février 2019 qui a empêché l’ancien président, Abdelaziz Bouteflika de briguer un 5e mandat à la tête de l’Etat algérien. Liamine Zeroual avait apporté son soutien à ce mouvement, mais il avait refusé d’assurer la transition.

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