L’Arabie saoudite a salué ce mercredi l’annonce par le président américain Donald Trump d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a salué les efforts du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif ainsi que « le rôle du chef de l’armée, le général Asim Munir, dans la conclusion de cet accord ».

Riyad a affirmé son soutien aux efforts de médiation du Pakistan « en vue de parvenir à un accord durable garantissant la sécurité et la stabilité et traitant l’ensemble des questions ayant contribué à la déstabilisation au cours des dernières décennies ».

Le ministère a souligné l’importance de maintenir ouvert le détroit d’Ormuz à la navigation, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, sans aucune restriction.

Il a exprimé l’espoir que le cessez-le-feu constitue « une opportunité de parvenir à une désescalade globale et durable renforçant la sécurité dans la région », appelant à mettre fin « aux attaques et aux politiques portant atteinte à la souveraineté, à la sécurité et à la stabilité des pays de la région ».

Donald Trump a annoncé mardi un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, affirmant que Téhéran avait présenté une proposition en dix points jugée « viable » pour des négociations.

Cette annonce est intervenue moins de deux heures avant l’expiration d’un ultimatum que le président américain avait à plusieurs reprises prolongé, exigeant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz et l’acceptation d’un accord, sous peine de représailles.

Le Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran a indiqué que la proposition en dix points transmise aux États-Unis par l’intermédiaire de la médiation pakistanaise inclut notamment un engagement américain de non-agression, le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, l’acceptation de l’enrichissement de l’uranium et la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires.

La proposition prévoit également le versement de compensations à l’Iran, le retrait des forces de combat américaines de la région et la fin des hostilités sur l’ensemble des fronts, y compris le conflit contre le Hezbollah au Liban.

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