L’enquête menée sur la mort de Cheikh Touré met au jour l’existence d’un réseau mafieux structuré opérant pour le compte de la société Qnet. Selon Libération, dans son édition du lundi 12 janvier, les auditions de Khadim Ndiaye, dit Bamba, et de Mamadiang Kane, alias Momo réalisées à la demande des autorités ghanéennes par voie diplomatique ont permis d’établir le mode opératoire de cette organisation.

Le journal évoque des pratiques de manipulation et d’enrôlement de jeunes victimes sous couvert d’une prétendue académie de football. Ces recrues étaient ensuite soumises à une « formation transitoire » exigée par Qnet, selon les révélations de l’enquête.

Toujours d’après Libération, les investigations détaillent la stratégie mise en place par le réseau, dont plusieurs membres ont été formellement identifiés. À la tête de la structure locale se trouverait un ressortissant burkinabè, opérant en complicité avec deux Sénégalais. Ces derniers avaient pour rôle d’accueillir les jeunes recrues au Ghana avant de les livrer aux mains de la mafia.

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