Ce qui se passe dans le monde rural, avec cette fausse campagne arachidière, est révélateur de la Gouvernance Sonko-Diomaye. Quand, au lieu de gouverner le pays en affrontant les problèmes suivant un programme et des actions planifiés, on s’occupe plutôt à vouloir gouverner les consciences ; quand on s’occupe davantage à contrôler le contenu des publications médiatiques qu’à circonscrire les problèmes du pays, ce genre de catastrophe arrive aisément. Qui pouvait croire qu’en 2026 les paysans sénégalais seraient dans l’incapacité d’écouler leurs graines et que le Pm et les membres du gouvernement se mettraient à s’accuser mutuellement d’être le maillon faible ? Ce régime Pastef montre chaque jour ses limites et nous donne constamment la preuve qu’il nous retarde, le Sénégal mérite mieux que ces enfantillages.

Comment peut-on dire qu’on avait fait des projections exactes des quantités de récoltes et ne pas prendre en amont les bonnes décisions pour éviter cette situation dramatique ? Les huiliers du Sénégal savent ce qu’ils peuvent triturer ou mettre en magasin, le gouvernement sait à peu près quelles quantités doivent alimenter la consommation des ménages : comment se fait-il alors qu’il y ait cette situation de mévente ?

Plus on avance, davantage les Sénégalais les plus crédules et les plus optimistes vont se rendre compte que le mythe qu’on leur a vendu et qui porte le nom de Sonko est une très mauvaise nouvelle pour notre pays. Toujours à la recherche de bouc émissaire pour occulter son incompétence, ce Pm nous liste des problèmes au lieu de trouver des solutions. La rhétorique des mains propres ne fait de personne un Monsieur mains-propres. Cette théâtralisation de la fonction ne peut pas continuer éternellement. Tôt ou tard l’imposture sera mise à nue.

Une campagne de commercialisation de l’arachide se prépare par la tenue de conseils interministériels, présidés par le Pm si nécessaire. Si le Pm du Sénégal ne connaît pas l’état des finances, l’architecture des engagements financiers, des prévisions budgétaires, des possibilités et contraintes de financement, c’est qu’il ne sait pas ce qu’il fait, il fait du pilotage à vue. C’est extrêmement grave, mais ça n’a rien d’étonnant pour qui connait la psychologie des populistes : jamais responsables, toujours victimes. Ce qui est en revanche incompréhensible, c’est que la même chanson d’irresponsabilité soit chantée par la même personne et qu’il y ait encore un seul Sénégalais disposé à l’écouter.

La façon de travailler de Sonko doit être vraiment brouillonne. Car l’architecte et coordonnateur des activités d’un gouvernement doit avoir un tableau de bord qui lui permet non seulement de voir les jalons franchis, mais de faire les prévisions requises. La vérité historique est que ce monsieur ne sait pas ce qu’il fait, il tâtonne.

La Sonacos devrait commencer à muer en consortium en diversifiant ses activités. Un changement de statut juridique est parfois nécessaire pour faire certaines mutations. La Sonacos peut parfaitement nouer un partenariat avec des firmes chinoises ou des particuliers pour leur vendre une partie de la récolte qu’elle aurait préfinancée. Ce préfinancement sérieux et contrôlé par l’Etat lui donnerait la priorité en termes d’achat de graines chez les producteurs. Il s’agira de signer des conventions collectives avec des groupements, des coopératives pour sécuriser leurs récoltes.

La cause paysanne n’est pas perdue, car la culture de l’arachide fait partie de notre civilisation, nous devons trouver localement et culturellement des moyens de sauver l’arachide et de booster le secteur agricole.
Alassane K. KITANE

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