Accusé d’avoir mortellement agressé son épouse quatre mois seulement après leur mariage, M. Thiam, connu sous le surnom de « Thiam Balamaissa », risque la réclusion criminelle à perpétuité. Les faits se sont déroulés à Malika, en novembre 2019, et ont coûté la vie à Amy Kâ, jeune femme récemment mariée.
Selon les éléments du dossier rapportés par L’Observateur, le drame trouve son origine dans une suspicion d’infidélité. Le 12 novembre 2019, un colocataire du couple aurait insinué l’existence d’une relation extraconjugale. Bien qu’aucune preuve tangible ne vienne étayer ces propos, l’accusé, chauffeur de profession et connu pour son tempérament violent, aurait sombré dans une colère incontrôlable.
Après une nuit marquée par de vives tensions, l’altercation dégénère le lendemain. À la barre, M. Thiam a tenté de faire passer les faits pour un accident domestique, affirmant avoir simplement repoussé son épouse, laquelle se serait cognée avant de succomber à une prétendue « crise de transe ».
Une version catégoriquement réfutée par le rapport d’autopsie. Les experts médicaux concluent que la victime est décédée des suites d’une luxation cervicale associée à une lésion de la moelle épinière, provoquées par un choc d’une extrême violence avec un objet contondant. Le parquet souligne également que l’accusé aurait empêché les voisins de porter secours à la victime alors qu’elle agonisait.
Les témoignages recueillis dressent le portrait d’un homme colérique, alcoolisé au moment des faits, déjà auteur de violences répétées sur son épouse. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont par ailleurs découvert du chanvre indien dans sa chambre, ce qui lui vaut une poursuite supplémentaire pour détention de drogue.
Estimant que l’intention homicide est établie au regard de la brutalité des coups, le ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité. La défense plaide, pour sa part, une requalification des faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, invoquant notamment les six années de détention préventive déjà purgées par l’accusé.
La mère de la victime s’est désistée de toute demande de réparation financière. Le verdict est attendu le 3 mars prochain, selon le quotidien du Groupe Futurs Médias.
