Si aux plans démographique, économique et financier, il y avait lieu d’établir une chronologie par un rang, des pays des peuples des Afriques dans le continent, le Sénégal [certes] ne serait guère parmi les premiers. Pourquoi ? Parce qu’en réalité, il se trouve très loin des superpuissances que sont : le Nigeria avec 237, 5 millions d’habitants [premier en Afrique et sixième au monde] ; l’Afrique du sud avec 64, 7 millions d’habitants et le royaume du Maroc avec 36 828 330 habitants dans lequel, les Alaouites [des descendants du Prophète – salut et paix sur Lui] depuis le XVIIème siècle, ont fini d’y instaurer sans partage, une monarchie millénaire.

Cependant au plan footballistique, il s’agit d’une toute autre réalité. Une réalité forgée dans le mérite, l’expérience capitalisée, l’exemplarité, le sacrifice, la rigueur et la solidarité d’un collectif, soudé dans le travail, par une équipe sénégalaise.

En raison que cette Equipe nationale aura dépassé l’à-peu-près depuis belle lurette, et s’est construite dans la méthode d’une planification et un renouvellement générationnel bien étudiés. Cette planification-là s’appuie et s’apprend dans les écoles de football au plan local et à l’extérieur, avec des partenaires-professionnels qui forment ces footballeurs, à bas âge déjà… sans pourtant de gros moyens financiers et sans grands stades de dernière génération. Et toute cette jeunesse, par patriotisme, partage la même ferveur que ceux restés au pays, dans un même élan de solidarité nationale.

En raison que le Sénégal donc, reste un pays d’ouverture, de partage, de respect des valeurs fondamentales somme toute, dans la démocratie, dans la pluralité ethnique, comme dans la pluralité des religions révélées. Que sous cet aperçu [institutionnellement et constitutionnellement], ce Peuple-là, n’approuve point l’injustice sociale et la position dominante, d’où qu’elles viennent. Et c’est là, toute la robustesse d’un Peuple de raison, forgé dans l’humilité, le partage, le patriotisme et la gagne.
C’est pourquoi, lors de la rencontre qui opposait le Maroc au Sénégal [derrière nous désormais !], l’entraîneur national avait pris position, en dénonçant une forfaiture : un crime organisé par des larrons en foire, aux fins de tromper la vigilance d’une équipe et la religion de toute une Nation qui, loyalement, voulaient un arbitrage parfait. Or, à la lumière de l’évènement télévisé, les spectateurs dans le monde et en direct, étaient ébahis de la situation provoquée [un penalty] sans honte, par un arbitre injuste et maladroit, en faveur de l’Equipe du Maroc ; il en fut de même du but refusé aux attaquants sénégalais en verve et en effervescence. Et dans un tel contexte de magouille, Brahim Diaz ne traduira pas en but, «sa panenka» gracieusement offerte.
Autrement dit et conséquemment, le Sénégal, en toute fierté, attendra de subir les conséquences découlant de la complicité de la Confédération africaine de football (Caf) avec le pays organiseur de cette fête du football. Que sous cette emprise, la révélation brutale d’une telle vérité met à nu une concussion préméditée par des larrons en foire.
Véhémentement, les dispositions naturelles à faire du mal à l’Equipe sénégalaise et à agir contre toute morale par le pays organisateur, se sont [dangereusement] illustrées, lors de son arrivée dans la capitale marocaine, dans une insécurité totale, pour jouer la finale. Pourquoi ? Parce que de manière chevronnée et sans vergogne, une partie du Peuple marocain s’est retrouvée dans un chauvinisme absurde, rien que pour gagner et retenir en toute malhonnêteté, ladite Coupe des peuples divisés des Afriques.
Ainsi et en plus, les tracasseries de Edouard Mendy, acculé par des ramasseurs de balles bénévoles, lui voleront ses serviettes avec la complicité et dans le même esprit que le joueur marocain Ismaël Saibari. Il en a été de même du kipper nigérian : Stanley Nwabali qui aura vécu le même sort, lors de la rencontre opposant son équipe à celle du Maroc. Des faits constants, soutenus par des démarches violentes. A cet effet, la persistance dans la capacité de nuisance des organisateurs de cette kermesse aura été également d’un goût amer à l’endroit de Krépin Diatta, Pape Matar Sarr, Ousseynou Niang, Habib Diarra, Lamine Camara, El Hadji Malick Diouf et Kalidou Koulibaly.

Heureusement que vers la fin de la partie, le milieu de terrain gauche, Pape Alassane Guèye, a marqué un but fantastique de délivrance, comme à son habitude, synonyme de victoire méritée pour tout le peuple sénégalais et sa République. Une déception et une honte dès lors, pour une monarchie encagoulée qui n’empêchera nullement pas la montée en puissance de l’Equipe sénégalaise à l’approche de la Coupe du monde… une autre priorité en perspective.
Ibrahima Khalil MENDY
Sg Syntips/Cnts & Président
Mouvement des permanents

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