Le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a tenu à clarifier l’origine du nouveau marché central au poisson, inauguré ce samedi 24 janvier 2026. Lors de la cérémonie officielle, l’édile a rappelé que cette infrastructure est avant tout le fruit d’une vision portée par la municipalité bien avant l’arrivée de l’actuelle ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf, à la tête du département.
« Ce marché n’est pas tombé du ciel. Il est le résultat d’une idée mûrie par la ville de Thiès, dans le cadre de son plan de développement », a déclaré Dr Diop. Il précise que le conseil municipal, alors dirigé par l’ancien maire Talla Sylla, avait délibéré pour la mise à disposition d’une assiette foncière destinée à accueillir le projet.
D’un coût global de 2 223 798 481 FCFA TTC, le marché a été financé sur fonds propres de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM). Le maire a rappelé que la pose de la première pierre avait été effectuée par l’ancien ministre des Pêches, Alioune Ndoye, soulignant ainsi la continuité de l’action de l’État. « L’État étant une continuité, vous avez pu, Madame le ministre, achever les travaux à la satisfaction de tous », a-t-il reconnu.
Cependant, Dr Babacar Diop a exprimé ses inquiétudes face à la perspective de confier la gestion du marché à la commune de Thiès-Nord, au détriment de la mairie centrale. Selon lui, cette option ne saurait se justifier, d’autant plus que « l’ensemble des communes constitue la Ville de Thiès ».
Le maire a également déploré le manque de communication avec le ministère des Pêches. « Nous avons adressé plusieurs correspondances officielles, restées sans réponse jusqu’à présent, alors que notre seule volonté est d’accompagner l’État dans cette démarche », a-t-il regretté.
Insistant sur l’esprit de collaboration, Dr Diop a appelé à privilégier la concertation, le dialogue et l’échange, conformément à la philosophie du “Jub, Jubal, Jubanti” prônée par le président de la République. « Il y a de la place pour tout le monde, mais il faut éviter le forcing et le mépris », a-t-il conclu.
