Le tribunal de grande instance de Diourbel a condamné, jeudi, l’infirmière d’État Y. Ndao à deux mois de prison ferme pour coups et blessures volontaires sur sa coépouse, M.O. Dieng. La décision a été rendue à l’issue de l’audience au cours de laquelle la prévenue a été reconnue coupable, avant d’être immédiatement envoyée en prison.
Selon Seneweb, Y. Ndao, assistée de son avocat Me Cheikh Ngom, a reconnu les faits tout en niant toute préméditation. Elle a soutenu avoir agi dans un contexte de dispute, affirmant ne pas avoir pu se maîtriser. Le président du tribunal a toutefois souligné la gravité des faits, estimant que l’agression aurait pu avoir des conséquences plus dramatiques.
À la barre, la victime, M.O. Dieng, a déclaré que la prévenue avait profité de l’absence de leur mari pour se rendre dans son appartement situé à l’étage, après avoir quitté le sien au rez-de-chaussée. Une version contestée par l’infirmière, qui a affirmé s’être rendue sur place pour nettoyer le salon, estimant que sa coépouse n’était pas disposée à le faire.
Dans son réquisitoire, le substitut du procureur a requis l’application stricte de la loi. L’avocat de la partie civile, Me Serigne Diongue, a soutenu que les faits étaient constants et que la thèse de la légitime défense ne pouvait prospérer, plaidant pour une sanction dissuasive afin d’éviter toute récidive.
De son côté, la défense a insisté sur l’absence de préméditation, tout en regrettant le comportement de la prévenue et en sollicitant une application bienveillante de la loi. Le tribunal a finalement requalifié les faits en coups et blessures volontaires, écartant la préméditation, et a réservé les intérêts civils.
À noter que Y. Ndao avait été placée sous mandat de dépôt le lundi précédent pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 45 jours. Les frais médicaux de la victime sont, selon la partie civile, pris en charge par leur mari.
