La tension s’intensifie à l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP). La Jonction des luttes, regroupant la section SAMES et la sous-section SUTSAS de l’institution, a annoncé la reprise d’un mouvement de grève de 72 heures, prévue du mercredi 4 au vendredi 6 février 2026 inclus.
Dans un communiqué de presse rendu public ce lundi 2 février, les organisations syndicales dénoncent le silence persistant de la Direction générale, malgré de nombreuses interpellations et une volonté affichée d’engager un dialogue social. Selon elles, cette posture traduit un refus d’écouter les travailleurs et de prendre en compte leurs revendications, contribuant à la détérioration du climat social au sein de l’ARP.
La Jonction des luttes accuse la Direction générale d’avoir opté pour « l’autoritarisme » au détriment d’une concertation loyale, lui imputant l’entière responsabilité de la crise actuelle. Les syndicats estiment être confrontés à une « stratégie d’usure » et affirment ne plus vouloir subir des conditions de travail qu’ils jugent dégradées.
Réaffirmant leur attachement au droit de grève, qu’ils qualifient de fondamental, le SAMES et le SUTSAS préviennent qu’aucune pression administrative, menace ou tentative de division ne saurait entamer leur détermination.
Les responsables syndicaux appellent par ailleurs l’ensemble des travailleurs à une mobilisation massive, au respect strict des mots d’ordre et à la vigilance face à toute manœuvre visant à affaiblir le mouvement. Ils soulignent que chaque jour de silence supplémentaire ne ferait que renforcer la mobilisation et durcir la lutte.
En conclusion, les syndicats rappellent que « seule la lutte libère », appelant à l’unité, à la discipline et à la persévérance pour l’obtention de leurs droits.
