Le procès des supporters sénégalais incarcérés au Maroc à la suite des incidents survenus après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 doit se tenir ce jeudi 5 février devant le tribunal compétent de Rabat.
Selon des informations cette audience initialement prévue la semaine dernière avait été renvoyée en raison de la grève des avocats marocains, un mouvement toujours en cours au moment de la reprogrammation du dossier. Malgré ce contexte social tendu au sein du barreau, la défense sénégalaise espère une tenue effective du procès. Joint par la RFM, Me Patrick Kabou, avocat au barreau de Paris et membre du pool de défense, s’est exprimé « Nous espérons que le tribunal pourra examiner le dossier aujourd’hui. Dans le cas contraire, la défense se réserve le droit de déposer une demande de mise en liberté provisoire », a-t-il Pour rappel, dix-sept supporters sénégalais ainsi qu’un ressortissant algérien sont poursuivis pour des faits qualifiés de droit commun, notamment des violences sur agents de la force publique et des actes de vandalisme. Interpellés à la suite des incidents ayant éclaté après la finale de la CAN 2025, les prévenus encourent des peines de prison ferme prévues par le Code pénal marocain, ce qui confère à cette audience un enjeu judiciaire majeur. Dans une note publiée sur sa page Facebook, Me Kabou a confirmé que le pool d’avocats sénégalais sera bien présent à l’audience, malgré la grève persistante de leurs confrères marocains « Quoi qu’il en soit, nous serons présents pour nous enquérir de la situation et rendre compte à qui de droit ».
L’avocat a également salué la qualité de la coordination mise en place autour du dossier. Il a souligné les diligences effectuées par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), en parfaite synergie avec les autorités sénégalaises, afin de faciliter la présence de la défense à Rabat. Me Kabou a enfin exprimé sa reconnaissance à la représentation diplomatique et consulaire du Sénégal au Maroc, ainsi qu’aux responsables du mouvement des supporters, notamment le président du « 12e Gaïndé ».
